Le portail du centre de gestion
des Côtes d'Armor

Portraits : les élus et agents de notre territoire

Retrouvez tous les 15 jours sur notre portail, le portait d'un agent de la fonction publique territoriale ou d'un élu du territoire.

 

Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion.

2 800 repas sont préparés chaque jour par la cuisine centrale de Saint-Brieuc. Son gestionnaire, Jean-Luc Pennec, supervise et contrôle la production et le fonctionnement de cet établissement de restauration collective en diversifiant ses sources d'approvisionnement depuis plusieurs années. Il nous a reçus pour nous présenter son métier.

Portrait JYPENNEC 2 SaintBrieuc

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir fonctionnaire territorial ?

J-L.P : J'ai suivi des études d'histoire, ma passion mais je ne me voyais pas exercer le métier d'enseignant. Aussi, j'ai passé le concours de Rédacteur territorial et je l'ai obtenu. J'ai postulé au Conseil Général des Côtes du Nord, à l'époque, et j'ai été recruté au service patrimoine, en tant que responsable de l'unité entretien du service général. A l'époque, l'établissement venait de récupérer la gestion des collèges et ses services se séparaient de ceux de la Préfecture. Un vaste chantier ! J'y ai exercé pendant 8 ans. Après avoir obtenu le concours d'Attaché, j'ai postulé à la Mairie de Saint-Brieuc à la gestion de la cuisine centrale. Je connaissais bien la problématique des achats mais pas celle de la production de gros volumes alimentaires. Je me suis formé à l'institut Pasteur de Lille sur les règles d'hygiène et sécurité et j'ai ensuite appris à gérer le reste. C'est donc une suite de circonstances qui m'ont amené à devenir gestionnaire de cuisine centrale. Ce qui me plait depuis 24 ans sur ce poste, c'est que les journées sont toujours différentes. On s'occupe de la relation à l'usager, on organise les équipes, on gère les achats, on compose les menus, etc.

Ma mission en tant que gestionnaire est de m'assurer que la cuisine centrale, c'est à dire son équipe et ses moyens financiers, propose la meilleure qualité de repas aux enfants des crèches et des écoles primaires de Saint-Brieuc (environ 60%), aux usagers du portage à domicile. On se doit d'offrir la meilleure prestation possible de bons repas : équilibrés, simples, de bon goût. 23 personnes, dont 17 à la production, travaillent ici. C'est une vraie cuisine avec notamment sa légumerie pour le frais. Nous essayons de limiter au maximum le recours au précuit. L'évolution des 20 dernières tient à la multiplication des contrôles des règles d'hygiène et de sécurité alimentaires et depuis 10 ans, à la qualité des denrées alimentaires utilisées : bio, labellisées, fermières, locales. Nous participons à un marché bio local, organisé par la Ville de Plérin. Ce travail en commun avec d'autres cuisines de l'agglomération nous a permis de mieux nous connaître et de travailler ensemble. Les goûts changent, la société évolue et nous essayons d'adapter au mieux notre fonctionnement et nos menus.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

J-L.P : Les collectivités territoriales sont des administrations en lien direct avec les citoyens, avec les familles. Leur rôle est important. J'espère que dans les années à venir, elles auront toujours les moyens de développer des projets. Dans nos métiers en prise directe avec la population, nous voyons les bonnes comme les mauvaises évolutions de notre société. Et nous pouvons oeuvrer très concrètement. Par exemple, lorsqu'un plat plait, nous essayons de le mettre régulièrement au menu. Mais la cuisine centrale a également comme objectif de faire découvrir l'équilibre alimentaire aux enfants. Nous contribuons, en plus des familles bien sûr, à la fabrication du goût des plus jeunes, à leur découverte de certaines saveurs. Avec la diététicienne, nous tâchons de créer les menus en conséquence.

En ce qui concerne les projets, compte tenu de l'âge de la cuisine centrale (30 ans), même si elle est en bon état, il nous faut réfléchir à son évolution. C'est dans la logique des choses. Nous avons commencé à nous interroger sur les types de repas, les destinataires, les volumes, etc. à proposer à nos usagers mais aussi sur les conditions d'élaboration de ces repas. Nous poursuivons également le travail sur le développement de l'approvisionnement local. Nous souhaitons, à l'instar de ce que nous faisons déjà pour les allergènes, connaitre la provenance de nos 1 800 produits. En fonction de l'évolution de la société, nous continuons à modifier nos recettes, en proposant par exemple une offre différente aux enfants ayant des interdits religieux. Mais nous restons un service de restauration collective ce qui suppose pour tous de faire des compromis même si nous tachons de nous adapter.

. Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

J-L.P : Je travaille beaucoup avec le Centre de Gestion des Côtes d'Armor, notamment le service des missions temporaires. Nous les sollicitons pour assurer des remplacements ou des renforts de personnels de cuisine. Cela donne de la souplesse et de la réactivité. Grâce à ce service, nous avons en permanence des équipes complètes, compétentes et productives. C'est un outil très important pour nous. J'ai par ailleurs participé à des jurys de concours sur les métiers de la restauration.

. Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

J-L.P : Oui, cette collaboration à des jurys de concours est pour moi très intéressante. Il s'agit des concours d'adjoint technique ou d'agent de maîtrise dans les spécialités cuisine ou restauration. Quand on voit passer 15 candidats lors des entretiens, cela demande de la concentration. Il faut établir le dialogue avec les candidats pour évaluer leurs qualités et leurs compétences. Ils seront ensuite de futurs aides de cuisine ou cuisiniers. C'est différent d'un entretien de recrutement, cela permet une plus grande liberté mais aussi d'élargir notre point de vue. On y rencontre des personnes aux parcours de vie très différents, des profils intéressants et diversifiés. Ma collègue diététicienne intervient également lors des jurys et nous en discutons ensuite. Cela nous fait réfléchir à l'évolution de nos critères de recrutement mais aussi aux profils des postes de la cuisine centrale. C'est très enrichissant et a parfois modifié nos points de vue.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

J-L.P : Ma citation est plutôt une remarque personnelle. Mon expérience de gestionnaire manager m'a fait comprendre que le savoir-être est souvent plus important que le savoir-faire. En effet, c'est ce qui fait la différence dans une structure, ce qui permet à une équipe de fonctionner. La compétence technique peut s'acquérir mais l'esprit d'équipe non. On oublie un peu cela lors des entretiens de recrutement. Communiquer, s'exprimer, avoir le sens du travail en commun et apprécier les relations avec les autres sont pour moi des valeurs professionnelles fondamentales.

Chef du service enfance-famille à la Maison du Département de Guingamp-Rostrenen, Philippe Danigo intervient sur le secteur d'action sociale de Rostrenen qui regroupe également le Service d'Action sociale de Proximité, la Protection Maternelle Infantile et le Centre Local d'Information et de Coordination (CLIC).

Portrait PDanigo MDDRostrenen

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir fonctionnaire territorial ?

P.D : Je dirais que travailler à la protection de l'enfance amène à devenir fonctionnaire. En effet, c'est une compétence principale des Conseils départementaux. J'ai débuté en tant qu'éducateur spécialisé dans le secteur du handicap. Après 4 ans, j'ai été recruté en 1999 par le Conseil Départemental des Côtes d'Armor sur un poste d'assistant socio-éducatif. En 2015, le Conseil Départemental m'a proposé une mission sur un poste d'encadrement en remplacement pendant 3 mois et demi à la Maison du Département de Lannion. Cette expérience ayant été réussie, je suis devenu chef du service action sociale de proximité sur le secteur de Paimpol pendant un an. A l'occasion du renouvellement de l'encadrement initié en 2016, tous les cadres ont dû repostuler et j'ai été recruté sur mon poste actuel à Rostrenen. Dans le cadre d'une réorganisation du service, de l'intégration du secteur de Paimpol à la Maison du Département de Guingamp-Rostrenen et à un souhait personnel, je partirai sur le secteur de Lannion pour assurer un poste plus technique de conseils aux familles à partir de juin prochain.

Aujourd'hui, ma mission m'amène à encadrer un service composé de 6 travailleurs sociaux et 4 administratifs. Dans le cadre de notre mission de protection de l'enfance, nous intervenons à 75% sur le volet judiciaire (suite aux décisions du juge des enfants) et 25% sur un volet administratif pour la mise en oeuvre de mesures à la demande de l'autorité parentale (contractualisation de mesures éducatives). Nous intervenons également auprès de jeunes majeurs entre 18 et 21 ans. Nous faisons des visites à domicile, des placements d'enfants et jeunes en difficulté. Chaque travailleur social suit 30 mineurs. Ce sont des missions exigentes, sur des problématiques complexes et parfois très lourdes. Nos partenaires sont nombreux : justice, éducation nationale, établissements d'accueil, CAF, organismes de tutelle, les associations, etc... sans compter les partenaires internes au Conseil Départemental.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

P.D : La protection de l'enfance est par nature pour moi un service public. Garantir aux citoyens les plus vulnérables la possibilité de s'en sortir. Parmi les populations fragilisées, les mineurs sont les plus exposés. Les missions de protection de l'enfance sont principalement portées par le département, en lien avec les partenaires qui y concourent. Mais dans ce secteur d'activité, il nous faut réflechir à une meilleure gestion du service public. Sur des territoires hyper ruraux, nous devons repenser les services publics en place, développer pourquoi pas un autre maillage du territoire, renforcer les partenariats. Sur notre territoire d'intervention, comme ailleurs en Bretagne centrale, le problème de la mobilité et de l'accès aux service se pose avec une acuité particulière. Des solutions de transport sont mise en œuvre, mais il faut encore imaginer les moyens d'aller vers les usagers les plus démunis et éloignés des services. Il faudrait développer la co-intervention et les partenariats avec notamment les intercommunalités du territoire, réussir à mieux coordonner nos actions, mettre en relations les personnes qui s'occupent de l'enfance. Nous sommes dans un contexte départemental tendu, qui interroge sur le niveau de service rendu. A t'on les moyens de répondre aux demandes à la même hauteur que par le passé ? Tout cela génère de l'inquiétude, du stress, de la frustration dans les équipes. D'autant plus que certains partenaires se sont désengagés de ce secteur, ce qui a forcément des retombées sur des mesures éducatives aux familles.

Concernant les projets, le Conseil Départemental réfléchit aujourd'hui à la réforme de ses politiques publiques. Nos services de proximité ont fait remonter leurs réflexions en présentant bien les spécificités de nos missions. L'institution a, à mon sens, bien compris les enjeux autour de la protection de l'enfance et est prête à donner des moyens supplémentaires pour sécuriser les conditions d'exercice de nos missions. Une restructuration de la MDD va avoir lieu prochainement, en remettant du cadrage, en revisitant les conditions d'exercice de ces missions, des champs d'action. Nous devons pouvoir continuer à assurer, dans des conditions correctes, ce service indispensable au public.

. Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

P.D : J'en attend notamment du conseil en matière de formation, de recrutement, de réglementation. Dans la pratique quotidiennne, j'ai peu de contacts directs avec le Centre de Gestion car le service Ressources Humaines d'une grosse maison comme le Conseil Départemental est en capacité de nous donner des informations. Par ailleurs, j'ai participé à un jury de concours pour assistant socio éducatif, ce qui a été une expérience intéressante.

. Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

P.D : Oui. J'ai travaillé avec la personne en charge du bien être au travail à la résolution d'une crise dans le cadre d'un de mes postes précédents. Sur l'un de nos sites, nous avions une forte dégradation des relations de travail entre les agents. Nous avons travaillé à la mise en place d'un plan d'actions en plusieurs volets afin de comprendre cette crise, essayer d'en sortir en remettant du lien professionnel entre les collègues. Le Centre de Gestion est intervenu dans ce cadre et les conditions d'exercice des missions ont été revues. Je n'ai malheureusement pas pu participer à la finalisation de cette mission car j'ai pris mes nouvelles fonctions à Rostrenen. Mais cette étude m'avait beaucoup intéressé.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

P.D : J'ai cette citation de Nelson Mandela en tête : "L'éducation est l'arme la plus puissante qu'on puisse utiliser pour changer le monde." Mon métier fait que l'on intervient dans la vie des familles, directement, concrètement. L'accompagnement de ces personnes en difficulté, c'est là où nous sommes attendus. Les protéger, faire de la prévention. Il faut leur donner la possibilité de réinvestir l'éducation de leurs enfants. Nous pouvons faire changer les choses.

Jean-Luc Sayer est régisseur technique des salles municipales de la commune d’Hillion. Portrait d’un homme qui adore son métier et veille à transmettre son savoir-faire afin de maintenir en permanence un service de qualité.

Portrait JLSayer Hillion

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir fonctionnaire territorial ?

J-L.S : Après deux licenciements économiques, j’ai envoyé des candidatures spontanées pour des postes d’électriciens dans des Mairies. L’une d’elles, la commune de Frouard dans l’Est où je vivais, m’a contacté et j’ai ainsi été embauché en tant qu’agent technique en électricité en 1998. La Municipalité souhaitait ouvrir à nouveau le théâtre après travaux et m’a sollicité pour assurer son fonctionnement technique. Je me suis formé pendant 6 à 8 mois sur les différents corps de métiers : son, lumière, régie générale, sécurité incendie, projectionniste cinéma, ..., c’est à dire toutes les habilitations techniques pour gérer une salle de spectacle. Et c’est comme cela que je suis devenu régisseur technique du théâtre municipal pendant 5 ans, jusqu’en 2003. Après le transfert de son fonctionnement à une association, j’ai pris le poste de régisseur technique d’un ensemble médiathèque-ludothèque et école de musique pendant quelques années.

A la suite de la mutation professionnelle de ma femme, nous sommes arrivés en Bretagne. Après un court passage à Concarneau, j’ai été recruté pour assurer la régie technique de la salle Horizon à Plédran, puis en 2008, j’ai été embauché sur le même poste pour la salle de spectacle Palante à Hillion.

Un régisseur conçoit et supervise la mise en œuvre des dispositifs techniques nécessaires à la conduite d'un spectacle ou d'un événement. Il coordonne des solutions techniques en réponse aux exigences de sécurité, aux demandes des artistes et aux fiches techniques des spectacles.

Aujourd’hui, pour la commune d’Hillion, j’assure la gestion administrative des 5 salles municipales, la régie technique de l’espace Palante, leurs locations ainsi que les relations avec les nombreux partenaires.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

J-L.S : Pour moi, c’est avant tout de la disponibilité, de l’écoute, du conseil. L’organisation des salles de la commune d’Hillion est un service public. Cela permet également d’apporter un appui technique au public, d’éviter les dérives des demandes, de faire respecter les réglementations techniques sur l’organisation des évènements et manifestations qui ont lieu dans les salles municipales.

Concernant les projets pour la gestion des salles d’Hillion, l’objectif est de maintenir une programmation de qualité ainsi qu’une bonne fréquentation, mais aussi d’assurer la qualité de service. L’activité est en développement. Par exemple, j’ai des demandes fréquentes d’écoles sur le montage de projets artistiques. Dans ce cadre, j’essaie en amont de leurs spectacles, de leur apporter ma compétence technique, de leur inculquer les bons réflexes afin de s’organiser au mieux.

. Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

J-L.S : J’en attends un appui administratif, des renseignements sur la réglementation, des conseils pour des concours. C’est vrai que lorsque j’ai une question au niveau du personnel, je contacte plutôt le service R.H de la Mairie d’Hillion.

. Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

J-L.S : Oui avec le service Concours et emplois. Je suis sollicité régulièrement pour être examinateur. Mais j’ai aussi participé à la création de sujets. Ainsi sur proposition du CDG 22, j’ai collaboré avec le CDG 35 pour l’une des épreuves techniques du concours d’agent de maîtrise, en spécialité communication et spectacle. En concertation avec un collègue du Conseil départemental 35 sur la partie communication, nous avons élaboré les sujets ainsi que les réponses aux épreuves, établi les grilles de notation puis nous avons assuré la correction des copies. C’était extrêmement intéressant et marquant pour moi. C’est une reconnaissance de mes compétences professionnelles.

J’assure également beaucoup de corrections sur des épreuves théoriques en techniques du spectacle pour d’autres concours. Les épreuves pratiques se tiennent ensuite sur le plateau de la salle Palante.

Mais le service concours et emplois est également l’un de mes clients car certains concours sont organisés dans nos locaux. C’est d’ailleurs également le cas pour le CNFPT qui organise régulièrement ses formations ici. Ce sont de bons partenariats. Ils me font confiance depuis des années et savent que tout se passera bien ici.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

J-L.S : Je dirai : « the show must go on ! ». En effet, il faut que le service public se poursuive, que nos spectateurs ou clients partent toujours satisfaits de ce qu’ils ont vu ou fait dans l’ensemble de nos salles publiques. Il faut que cela continue !

Militant convaincu de son territoire rural, Jean-Yves Philippe, le Maire de Saint-Connan et président de la Communauté de communes du Kreiz-Breizh, est engagé en politique depuis de nombreuses années, ce qui n’a rien enlevé à sa pugnacité et à sa conviction. Il continue à défendre et valoriser le territoire du Centre Ouest Bretagne en créant des projets structurants toujours plus innovants. Retour sur son parcours.

Portrait JYPhilippe CCKB 2018

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir élu local ?

J-Y.R : Après avoir fait des études d’architecture, je me suis dit qu’en tant qu’élu, je pourrai apporter une vision complète, technique et politique, de l’aménagement du territoire. J’étais déjà un militant rural lors de mes études et j’ai poursuivi dans cette voie. A 24 ans (en 1977), j’ai été élu à Saint-Connan et désigné comme adjoint. Puis, j’ai pris la tête de liste aux élections suivantes et je suis devenu Maire en 1983. En 2008, j’ai été élu Président de la Communauté de communes du Kreiz Breizh et mon mandat a été renouvelé en 2014. Ainsi pendant 40 années, j'ai concilié mes fonctions électives et mes activités professionnelles.

Le sujet de mon diplôme portait sur les problématiques de mutualisation de moyens dans les petites communes, en montant des projets structurants et en proposant des services innovants à la population. C’est ce que j’ai entrepris de mettre en œuvre concrètement dans mon secteur lors de mes mandats successifs.

Je suis passionné par mon territoire. J’aime les gens issus de ce terroir et d’une culture traditionnelle authentique, qui sont entrés aisément dans la modernité grâce à la force de leurs racines. Pour continuer à avancer aujourd’hui, il faut sortir de l’univers communal et faire exister ce territoire rural qu’est la CCKB (environ 19 500 habitants aujourd’hui) face aux autres grosses structures intercommunales. Dans notre secteur moins peuplé, l’organisation doit s’envisager sur un territoire plus vaste, à l’échelle du PETR (Pôle d'Equilibre Territorial et Rural) du Centre Ouest Bretagne (75 000 habitants) et dépasser les limites territoriales de nos communautés de communes. A cheval sur trois départements (22, 35 et 56), cette entité nous donne une autre visibilité et d’autres moyens d’actions. Nous mettons en place des projets et investissements, notamment sur des problématiques de mobilité et de transports, d’économie, de santé, d’énergie, etc.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

J-Y.R : C’est d’abord le service à la population dans la commune : le guichet de la mairie. Même si les habitants peuvent trouver des informations par internet, il faut absolument conserver ce service et même le rendre plus accessible avec des temps d’ouverture adaptés et du personnel performant. C’est le premier niveau du Service public local. De son côté, la communauté de communes apporte des nouvelles solutions et des outils aux citoyens à une échelle plus vaste : la gestion des déchets, des équipements de qualité (par exemple une piscine), des services aux familles... Ensuite, il y a les services publics relevant de l’Etat mais beaucoup d’entre eux ont été concentrés en Préfecture, compliquant ainsi les démarches des habitants des territoires ruraux. Au niveau départemental, à l’inverse, la création des maisons du département a rapproché les aides aux personnes âgées, aux personnes handicapés, ... L’ensemble de ces services au public est fondamental. Et même si l’accès au numérique s’est généralisé permettant de réaliser de nombreuses procédures en ligne, c’est essentiel de garder ces liens directs.

Au niveau de la Région Bretagne, la CCKB est le seul territoire à rentrer dans les critères de l’hyper ruralité, tels qu’évoqués dans le rapport de 2014 du Sénateur Alain Bertrand qui proposait « des mesures nouvelles pour renforcer la mise en capacité des territoires hyper-ruraux, afin de leur donner la chance légitime d’être au service du développement national ». Il faut agir et se donner des moyens, sinon ce territoire va décliner. Ainsi, nous militons pour faciliter l’accès au haut débit à un coût modique. Nous souhaitons que la mise en 2 fois 2 voies de la RN164 devienne enfin une réalité après des décennies de retard. En plus de nous doter d’un outil de développement évident, cela permettrait de désengorger les autres axes routiers principaux. Il faut de la détermination et exercer une pression continue pour faire avancer les choses.

Un autre service public me tient beaucoup à cœur : l’école. C’est un élément fondamental de l’aménagement du territoire. Ainsi, le maillage des écoles permet de faire vivre nos territoires, d’y assurer un enseignement de proximité dans des structures plus petites, moins anonymes, de porter un regard plus proche sur l’enfant. C’est une bataille permanente pour sauver ces postes dans le cadre de la carte scolaire bien trop souvent axée sur les seuls effectifs.

Concernant les projets, je ne parlerai pas de Saint-Connan qui a créé en 2012 son espace structurant avec la CCKB : le Pôle de l’étang neuf et le musée de la résistance en Argoat. Les nouveaux projets intercommunaux concernent la création d’un futur centre de formations, l’Institut des jardins et du paysage de Bretagne au village Saint-Antoine à Lanrivain et d’un parc botanique avec des « jardins surprenants » dans la continuité du festival « Lieux Mouvants » organisé chaque été par l’association Dialogues avec la nature. Ce projet a démarré il y a deux ans et nous lancerons la consultation en avril prochain. Par ailleurs, à Kergrist-Moelou, nous allons développer un pôle de l’environnement avec l'association Cicindelle qui détient le label départemental de Maison de la nature autour des landes et tourbières. A partir des atouts naturels de ce territoire, ce projet élargira les activités autour de thématiques essentielles pour l'environnement. Nous travaillons avec le Conseil départemental 22 sur un vaste programme de valorisation du canal de Nantes à Brest dans sa partie Costarmoricaine : animation de trois maisons éclusières, développement des parcours vélos, fluviaux et piétons. Et nous avons encore bien d’autres projets que nous essayons de mener un peu partout sur le territoire de la CCBK.

Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

J-Y.R : Pour moi, la problématique fondamentale est celle du recrutement. Le Centre de Gestion est un très bel outil de mutualisation sur le département. Il est indispensable aux petites communes, pour suivre la carrière des agents et proposer du personnel compétent. Un travail important est à mener pour continuer à garantir du personnel qualifié de la même manière partout. Malheureusement, bien souvent, les meilleurs sont recrutés par les grosses entités, villes ou intercommunalités, qui leur offrent des conditions financières plus intéressantes. Il faudrait engager une politique volontariste de ressources humaines dans les territoires reculés. Le Centre de Gestion doit aider les petites communes afin qu’elles ne soient pas toujours soumises à ces problématiques de recrutement compliqué. L’exemple des agents de l’Education Nationale est pour moi intéressant. Quand les fonctionnaires ont leur concours, ils sont mutés et ne choisissent pas le lieu où ils vont travailler. Ainsi, la dernière institutrice nommée à Saint-Connan s’y est beaucoup plu et y est restée 8 ans. Cela faciliterait le recrutement dans nos Mairies de communes rurales...

Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

J-Y.R : J’ai eu diverses expériences avec le Centre de Gestion mais aucune n’a été particulièrement marquante. Le travail est fait et bien fait. Je le redis, le Centre de Gestion est un bel outil mutualisé et j’adhère totalement à l’intérêt de ses missions.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

J-Y.R : Je citerai Sénèque : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ». Ces problématiques ne datent pas d’aujourd’hui, elles sont vraiment inhérentes au genre humain ! Cette phrase a été depuis récupérée par les parachutistes anglais du Special Air Service qui ont libéré les maquis bretons pendant la deuxième guerre mondiale. Leur devise était : « Who dares wins » que l’on peut traduire par « Qui ose gagne ».

Une implication importante dans le milieu associatif et l’envie d’agir pour le bien commun ont été les éléments déclencheurs de l’engagement politique de Valérie Botrel. Aujourd’hui Adjointe au Maire chargée des affaires sociales, elle revient sur le quotidien et les projets d’une élue de terrain.

Portrait VBotrel MaireAdjointeBroons

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir élue locale ?

V.B : J’étais déjà très engagée dans la vie associative locale. C’est important à mon sens et c’est ce que j’essaie également de transmettre à mes enfants. Etre élue locale est une autre forme d’engagement.

J’ai été élue conseillère municipale en 2008. Avant de me décider à rejoindre l’équipe, mon questionnement a été : vais-je réussir à concilier cette nouvelle activité avec ma vie professionnelle et ma vie de famille ? Et sincèrement, impliquée lors de ce premier mandat dans deux commissions municipales, ce temps est tout à fait gérable.

Puis, le second mandat, à partir de 2014, s’est engagé dans la continuité du précédent. Nous sommes une équipe sympathique et active. Et quand le Maire m’a proposé de m’investir de manière plus importante en tant que Maire Adjointe chargée des affaires sociales, les choses se sont faites tout naturellement. C’est un domaine d’intervention qui me parle. En tant que vice-présidente du CCAS, j'ai principalement le suivi de l'EHPAD Michel Lamarche comme mission. Il y a bien sûr les séances du conseil d’administration à organiser avec la directrice, Béatrice Herment, mais également le suivi régulier de l’établissement. C’est très concret et c’est ce qui me plait dans cette fonction. J’apporte mon œil extérieur. Le CCAS assure également d’autres missions telles que la location de 12 logements individuels à loyer modéré ou les distributions de la banque alimentaire. Nous relayons également des dispositifs d’aide nationaux comme par exemple, l’isolation des combles des maisons pour 1 € avec le Pacte Energie Solidarité ou la mutuelle communale qui est une complémentaire santé proposée aux habitants d’une même ville à un coût très intéressant. Ces dispositifs sont méconnus et méritent d’être relayés au niveau local.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

V.B : Pour moi, c’est avant tout de proposer le maximum de services de proximité pour aider les habitants dans leur quotidien. La municipalité a défendu les agences locales de services publics telles que La Poste ou le Trésor Public et elles sont restées. En 2017, une maison des services publics a été installée dans les locaux de La Poste. Elle propose des permanences de Pôle emploi, de la CAF, de la CPAM, de la MSA. C’est une initiative intéressante. Pour une commune comme Broons, cela permet aux habitants de garder un contact local avec ces services et de ne pas vivre dans le tout dématérialisé.

En termes de projets, l’année sera chargée pour l’EHPAD. Il y a tout d’abord, le gros dossier du passage au CPOM (Contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens). Cette réforme tarifaire va progressivement se substituer aux actuelles conventions tripartites pluriannuelles des EHPAD. Dans le courant du second semestre, nous allons agrandir l’établissement afin de créer un Pôle d’Activité et de Soins Adaptés (PASA) qui permet d'accueillir, dans la journée, les résidents de l'EHPAD ayant des troubles du comportement modérés. En gardant le même nombre de lits, nous allons améliorer les conditions d’accueil en aménageant au rez-de-chaussée une grande pièce modulable pour manger, cuisiner et organiser des ateliers. Au premier étage, un salon de coiffure et d’esthétique va être créé et nous allons aménager un espace pour recevoir les familles. Le jardin sera également adapté aux personnes à mobilité plus réduite début 2019. Nous travaillons avec une architecte qui a imaginé des coins senteur, toucher, santé. L’objectif est de créer un jardin multigénérationnel où résidents et familles puissent se retrouver.

. Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

V.B : Un rôle d’aide et de conseils. Nous avons sollicité le service juridique récemment sur des questions de recrutement d’un agent. Nous avons vu ensemble les modalités, vérifié que la réglementation est bien respectée, etc. Ces conseils juridiques et réglementaires sont pour nous indispensables. Dans le cadre de l’EHPAD, nous avons également recours au service des missions temporaires pour les remplacements d’agents absents. Je participe au réseau EHPAD du Centre de Gestion ainsi que la directrice. J’apprécie également les réunions à destination des élus qui nous tiennent informés sur des thématiques particulières telles que le RIFSEEP par exemple.

. Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

V.B : A titre personnel, j’ai été juré lors des épreuves orales au concours d’auxiliaire de soins. Le service concours et emplois du Centre de Gestion m’a contacté et j’ai participé à une journée. Nous étions par groupes de trois jurés. Le mien était composé d’un élu, un fonctionnaire directeur d’EHPAD et une retraitée d’une école d’infirmière. Nous avons suivi une grille préétablie pour évaluer les compétences des candidats. A la fin de chaque entretien, nous mettions en commun nos évaluations et nous ajustions au besoin les entretiens suivants. A la mi-journée, les moyennes des différents jurys étaient évaluées. Au final, une douzaine de candidats ont été reçus. Cette expérience a été enrichissante et je serai prête à la renouveler. Les supports et la méthodologie m’ont depuis servis pour faire passer des entretiens de recrutement dans l’EHPAD. Cela m’a permis de croiser les pratiques.

Dynamique et motivée, Solange Redon a déjà plusieurs expériences professionnelles à son actif. De ses débuts dans deux toutes petites communes, elle a gardé un sens du partage et de la solidarité, l’envie du travail en partenariat. Toujours dans l’objectif d’apporter un meilleur service à la population.

Portrait SRedon Coetmieux

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir fonctionnaire territoriale ?

S.R : J’ai effectué un stage d’étude au service des affaires financières de la mairie de Ploufragan qui m’a vraiment intéressé. Cela m’a ouvert des perspectives dans le domaine des finances publiques auxquelles je ne pensais pas. Je me suis alors inscrite à la 5ème session de la licence professionnelle Métiers de l’administration territoriale, en option finance-marchés publics. J’ai ensuite intégré le service des missions temporaires où j’ai fait des remplacements pendant environ 18 mois. Après avoir obtenu le concours de rédacteur territorial, j’ai été titularisée sur un poste en emploi partagé dans les communes de Seven-Léhart et Saint-Connan. Au bout de 4 ans, j’ai rejoint le Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, où j’étais chargée du conseil et de l’assistance aux gestionnaires comptables des autres services. Et enfin, depuis 2017, je suis la Directrice générale des services de la commune de Coëtmieux.

Trois expériences très diverses et complémentaires. Un premier poste très formateur où il fallait savoir tout faire et ne pas avoir peur d’être seul face aux dossiers. Un second poste de spécialiste dans une grosse structure où j’étais personne ressource pour les autres. Et enfin, une troisième expérience sur le terrain, où je retrouve la proximité des services publics, l’accompagnement des élus, le traitement des dossiers en ressources humaines et finances, le management et le suivi des travaux. L’enjeu, à chaque fois, est d’assurer le meilleur service à la population, en accord avec les décisions des élus.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

S.R : C’est de rester soucieux de l’intérêt général et de la qualité du service public rendu à la population. La réponse aux besoins des habitants au niveau de la commune prend tout son sens avec les nombreuses réformes territoriales récentes. Les citoyens ainsi que les fonctionnaires ont dû s’adapter à ces nouvelles réalités de fonctionnement.  Même s’il y a internet, la mairie reste le premier interlocuteur des habitants dans leur vie quotidienne. C’est rassurant, nous sommes là pour répondre à leurs questions, qui souvent nous font avancer dans la recherche de solutions.

Concernant les projets, nous venons de mettre en place un Conseil Municipal Enfants. Les enfants fourmillent d’idées ! Une page Facebook a été créée pour le restaurant scolaire, suite à des demandes de nombreux parents, où nous insérons des recettes de cuisine, des photos des animations qui sont organisées... Mais le gros projet à venir est l’aménagement de la voirie et la sécurisation des accès à l’école publique. Celle-ci a été rénovée il y a un an mais il reste à réaliser les aménagements extérieurs (éclairage public, trottoirs, voirie).   

De mon côté, je poursuis le travail en réseau avec les communes voisines (par ex. nous avons acheté un désherbeur thermique en commun avec la commune de Pommeret), avec Lamballe Terre et Mer (nous travaillons ensemble plusieurs fois dans l’année sur des problématiques de fonctionnement de nos collectivités) et avec le Centre de Gestion 22. Ces réseaux nous permettent de nous entraider.

. Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

S.R : Le Centre de Gestion a d’abord été mon employeur lorsque j’ai débuté au service missions temporaires pour faire des remplacements en collectivité et ensuite, dans le cadre du poste en emploi partagé, en assurant ma gestion de carrière. Mais c’est devenu également mon collègue, mon « meilleur ami » (comme Google ou Marmiton dans d’autres domaines !) car j’y trouve des réponses à mes questions. Source de conseils précieux, qu’il s’agisse de la carrière et de la retraite des agents, des formations, de la gestion du logiciel métier en passant par les assurances, la médecine préventive ou le conseil juridique, les services sont toujours à l’écoute, disponibles, compétents. Au-delà de cet accompagnement, nous sommes aussi informés sur les nouvelles réglementations, que ce soit en termes de marchés publics, de paie, de concours. La lettre d’information du CDG arrive chaque vendredi mais je sais que je peux aussi solliciter les services pour des compléments d’information. Je ne reste jamais sans réponse.

. Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

S.R : Lorsque j’ai débuté à 23 ans dans deux communes rurales de 250 et de 300 habitants, avec pour bagage ma formation en licence pro et mes 18 mois de remplacement en collectivité, j’avais encore beaucoup de choses à apprendre. Le service informatique est sûrement celui avec lequel j’ai le plus de souvenirs. Les formations à l’utilisation des logiciels métier, dans la collectivité essentiellement, m’ont permis de mieux appréhender certains aspects de ma fonction et des évolutions réglementaires, que ce soient dans les domaines de la comptabilité, de la paie ou des élections. Au-delà des connaissances informatiques, les intervenants du service maîtrisent parfaitement notre jargon et mesurent les problématiques auxquelles nous sommes confrontés en tant que secrétaire de mairie. C’est un bon intermédiaire entre la matière et la manière de l’appliquer, via l’utilisation de l’outil informatique. J’ai progressivement pris mes marques, abordé tous les domaines et je n’ai plus hésité à contacter tous les services du CDG 22 ! De plus je bénéficiais de formations communes avec les agents du Centre de Gestion. C’était très enrichissant et j’ai fait de belles rencontres !

En 2017, le service conseil, hygiène et sécurité au travail nous a accompagné dans la mise en place d’une politique de prévention au sein de la commune. Il nous a conseillé pour l’élaboration du règlement intérieur hygiène et sécurité et nous avons nommé deux assistants de prévention dans les services municipaux. Nous allons travailler maintenant à la mise à jour du Document unique hygiène et sécurité. Cette expérience nous a donné un cadre précis, un très bon support de travail.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

S.R : Lorsque j’étais étudiante, l’un de mes professeurs répétait cette phrase : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » Elle m’a permis d’enrichir mon parcours et d’apporter sans cesse des idées dans le cadre de ma fonction. J’expérimente. Ce qui marche, je garde. Je reste positive. C’est aussi en essayant que l’on apprend.

Maire de Lannion depuis 2014, Paul Le Bihan a fait de l’aménagement urbain une ligne directrice de sa politique publique. Il nous a fait partager sa vision du service public local : pour l’amélioration de la vie de la cité dans une dynamique de large concertation.

2018 Portrait PLeBihan MaireLannion

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir élu local ?

P.LB : Fondamentalement, c’est la politique au sens noble du terme, c’est-à-dire la participation à la vie de la cité. Faire partager ses idées sur les questions quotidiennes des citoyens, apporter sa part de réflexion au travail d’une équipe au service de sa ville, c’est ce qui m’a motivé et me motive toujours.
En 1995, le Maire de l’époque m’a sollicité pour rejoindre sa liste aux élections municipales. J’ai accepté et j’ai été élu conseiller municipal. En 2001, je suis devenu Maire-adjoint aux finances, puis 1er Adjoint au Maire en 2010. Suite à la démission de Christian Marquet en 2014, j’ai été élu Maire. C’est à la fois le résultat d’un engagement personnel et une somme de hasards.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

P.LB : C’est apporter des réponses aux problématiques de tous les jours : l’accès aux écoles, à la culture, au sport, au logement, l’aide aux personnes âgées, aux personnes en difficulté, etc. C’est la ligne directrice du service public local. C’est pouvoir donner l’accès le plus large possible à ces services en fonction des moyens des gens, apporter plus d’équité. Il faut répondre au mieux à des questions telles que « j’aimerai faire du sport mais je n’en ai pas les moyens financiers, comment puis-je faire ? ».

A Lannion nous traitons ces problématiques en régie directe afin de pouvoir agir plus facilement qu’en passant par un prestataire. Nous avons engagé une politique forte de rénovation urbaine, notamment avec le bailleur social Côtes d’Armor Habitat. Nous poursuivons l’amélioration du cadre de vie de chacun, en changeant l’image des quartiers notamment plus défavorisés. Cela passe par des reconstructions et la diversification de l’habitat, le mixage des populations. Quand nous refaisons la médiathèque, c’est pour ouvrir davantage la culture à tous. Donner cette possibilité, quels que soient les moyens des gens. Le service public, c’est tout ça.

En termes de projets, nous poursuivons la rénovation urbaine avec la réflexion sur le centre-ville, engagée depuis 2-3 ans. Comme beaucoup de villes moyennes, il souffre de désertification. Il faut le redynamiser. Ce projet de réhabilitation des commerces et de rénovation des logements est soutenu par la Région Bretagne. Nous projetons également de réaménager un 3ème quartier (d’ici  4-5 ans).

Concernant les rythmes scolaires, nous avons entamé la réflexion avec les services concernés puisque nous allons repasser aux 4 jours d’école à la rentrée prochaine. Le budget actuellement consacré à ce domaine va être réorienté vers le soutien aux publics scolaires en difficulté : le projet de réussite éducative, l’accompagnement des enfants handicapés.

Nous souhaitons également donner une nouvelle dynamique à la démocratie participative, pas uniquement dans les conseils de quartiers. Il est nécessaire de donner davantage la parole aux citoyens. Une peu sur le modèle de notre expérience « Lannion 2030 » avec des ateliers participatifs, de la concertation sur la politique de la ville. Pour cela, il faut trouver les bons leviers. Les priorités ont changé.

. Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

P.LB : Nous faisons appel au Centre de Gestion sur des missions spécifiques que la Ville ne peut pas assurer elle-même telles que le classement des archives par exemple. Mais surtout, j’attends du CDG une expertise sur des problématiques d’organisation interne, un apport méthodologique sur les questions de ressources humaines. Nous avons sollicité le service Médecine préventive sur les risques psychosociaux dans le cadre du CHSCT. Aujourd’hui, nous entamons une réflexion sur le fonctionnement de notre service du personnel pour l’adapter aux nouvelles problématiques de ressources humaines. Faire en sorte que ce service réponde mieux aux questions des agents de la Ville de Lannion sur leur carrière mais aussi aux attentes des services. Le Centre de Gestion va pouvoir nous apporter une méthodologie afin de générer une nouvelle dynamique et faire en sorte que chacun trouve sa place et travaille en bonne intelligence dans ce service.

Nous nous positionnerons peut-être également pour bénéficier de la nouvelle mission du CDG qui va proposer le recours à une assistante sociale mutualisée.

. Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

P.LB : Il y a deux ans environ, les organisations syndicales ont souhaité travailler sur la question des Risques PsychoSociaux (RPS). En ayant la volonté de sortir de l’aspect individuel, nous avons fait appel au service de Médecine préventive du Centre de Gestion pour mieux identifier les problématiques qui étaient posées. Cette démarche d’accompagnement nous a permis de trouver des éléments de langage, un vocabulaire commun avec les syndicats et les personnes impliquées dans ce dossier. Nous avons notamment identifié un problème au niveau de l’encadrement intermédiaire, qui était très sollicité, même au-delà des horaires de travail habituels, et manquait de formations pour assurer des missions d’encadrement. L’étude a permis d’objectiver des ressentis et de mettre en place des actions de formations, de mieux maîtriser avec eux les périmètres d’intervention, de redonner de la sérénité aux personnels. Nous avons bâti des plans d’actions sur lesquels nous nous appuyons dans le cadre du CHSCT. C’est une expérience très positive que nous allons capitaliser pour d’autres sujets d’organisation interne.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

P.LB : C’est une phrase de Confucius : « Si l’homme a deux oreilles et une bouche, c’est pour écouter deux fois plus qu’il ne parle ». C’est un peu l’idée de la dynamique de concertation engagée à Lannion. Il faut comprendre avant d’agir.

Président du Centre de Gestion des Côtes d’Armor depuis 2001, Loïc Cauret est également Maire de Lamballe et Président de Lamballe Terre et Mer. En cette fin d’année, il nous présente sa vision du service public local et de ce qui représente pour lui l’essentiel du travail d’élu : le service à la population.

Portrait LCauret 2017

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir élu local ?

L.C : Pour moi, être élu local, c’est avoir une vision d’un territoire sur lequel on souhaite faire évoluer les choses, c’est agir très concrètement et à partir de là, élargir son champ d’investissement dans d’autres institutions que la commune pour faire avancer ces idées et  ces projets.

Lorsque j’ai été élu Maire, j’étais déjà très investis dans le collectif, notamment syndical. Etre élu, c’est à la fois de la décision individuelle mais beaucoup de travail collectif. Il y a une part de fierté à se mettre au service de son territoire mais aussi, il ne faut pas se le cacher, une part d’ambition personnelle d’être à la tête d’une collectivité. Mais comme le pouvoir est une drogue dure, il faut aussi savoir s’arrêter !

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

L.C : Ce n’est pas l’organisation territoriale mais bien le service à la population. Servir les personnes du territoire dont on a la charge, ce n’est pas la même chose que de servir la collectivité.

C’est avant tout être le garant de la cohésion sociale, de la solidarité et d’une certaine sécurité à maintenir pour la population. L’élu local n’est pas forcément celui qui fait tout cela mais celui qui y contribue, qui le garantit.

Bien sûr, quand on parle de service public local, on pense aux grandes missions régaliennes des collectivités locales : école, urbanisme, culture, etc. Mais aujourd’hui, par carence de l’initiative privée et sous la pression de la société, le service public local prend en charge de nouvelles compétences. Par exemple, le haut débit internet, la sécurité.

Le service public local est l’amortisseur n°1 qui permet à la France, macro-économiquement parlant, de ne pas avoir subi la crise de plein fouet comme d’autres pays. Il permet à l’Etat, en accord avec d’autres instances, d’aménager son territoire dans de bonnes conditions. L’action publique est indispensable à la régulation.  Si elle n’existe pas, ce sont les plus fragiles qui en pâtissent.

Partant de ce principe, on construit des projets pour son territoire. Avec une équipe, avec des arbitrages, en faisant des compromis. C’est le maître mot de l’action publique.  Le programme doit se confronter aux possibilités, financières, humaines, pour être entrepris.

Concernant les projets importants à venir sur le territoire de Lamballe, nous allons mettre l’accent sur les politiques publiques de santé, d’environnement (plan climat), de l’emploi et de sa qualité (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences). Au niveau intercommunal, nous allons poursuivre l’harmonisation des compétences sur tout le territoire pour donner à chacun les mêmes capacités à être accueilli et à y vivre. Bien sûr, nous avons des projets d’investissements (bâtiments, voirie, etc.) comme partout. Mais nous souhaitons surtout privilégier ce qui fait la richesse du territoire : sa population.

. Que peut proposer un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

L.C : Les Centres de Gestion ont, de tout temps, été l’élément mutualisateur des collectivités dans un département. Aucune commune ne peut porter seule les services, notamment dans le secteur des ressources humaines, qu’il porte. En les proposant, les Centres de Gestion aident les collectivités locales et donc, à travers elles, la population.

Au-delà de ses compétences fortes que sont la gestion des carrières, les concours, les conseils juridiques, les missions temporaires, la santé ou les archives, le Centre de Gestion des Côtes d’Armor poursuit ses mises à disposition de nouvelles compétences. Elle accroit ses propositions dans de nombreux domaines.

Ainsi, un service de santé « global » et territorialisé est en train de voir le jour afin de proposer aux collectivités une offre complète d’accompagnement des situations individuelles et /ou collectives des agents.

Une assistante sociale est en cours de recrutement. Elle sera mise à disposition de quelques collectivités mais pourra également intervenir sur demande auprès des collectivités nécessitant ce type d’accompagnement.

Le dispositif carrière-paie est désormais opérationnel afin que les services R.H des collectivités, en confiant ces tâches au Centre de Gestion, puissent se concentrer sur des activités à plus forte valeur ajoutée auprès de leurs agents.  

L’informatique est également au cœur de nos préoccupations sur les questions de sécurité, des traitements de données à caractère personnel (informatique et libertés).

Dans le cadre du conseil en organisation, nous montons en puissance en tant que médiateur-conciliateur auprès de certaines collectivités en difficulté.

En lien avec les intercommunalités, le Centre de Gestion va poursuivre l’enrichissement de son offre de services. L’établissement n’est pas en concurrence mais bien à la disposition de toutes les collectivités sur nos territoires.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

L.C : Je me souviens d’une phrase de Churchill qui disait à peu près cela : si vous avez un projet, on parle du projet et pas des problèmes. Ceux-ci plaideront ensuite suffisamment pour eux-mêmes. Ou pour rappeler une métaphore du transport, que les agents du Centre de Gestion connaissent bien désormais : « On dit oui d’abord, on cherche le camion après ! »


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion. Cette rubrique paraît tous les 15 jours.

Directrice de l’EHPAD et du CCAS de Loudéac, Nathalie Cléret a suivi un parcours singulier, passant du secteur de l’environnement à celui de l’aide aux personnes âgées. Pour cela, elle a un maître mot : la formation tout au long de sa carrière. Curieuse et attentive aux nombreuses évolutions dans un secteur en plein renouvellement, elle nous présente ses missions et ses projets.

NCleret EHPADLOUDEAC

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir fonctionnaire territoriale ?

N.C : Après avoir passé 12 ans dans le secteur de l’environnement, j’ai souhaité ré-orienter ma carrière. J’ai repris mes études en suivant un Master 2 "Gestion des établissements sanitaires et médico-sociaux" pour travailler auprès de personnes âgées. Je savais qu’il y avait des choses à faire dans ce secteur porteur de projets. J’ai été recrutée il y a 8 ans comme directrice de l’EHPAD Brocéliande de Loudéac. J’ai depuis été titularisée sur mon poste après avoir réussi le concours d’attaché territorial. Depuis septembre dernier, j’assure également le poste de directrice du CCAS pour lequel nous entamons une réflexion sur l’évolution des services.

Etre directrice d’EHPAD, c’est un métier très varié. Il faut être polyvalent, maîtriser les R.H, les finances, manager et surtout, aimer les relations humaines. Les contacts sont nombreux et riches avec les familles, les résidents, les partenaires, les élus, les associations. Nous allons connaître bientôt une grande réforme tarifaire (les contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens (CPOM) qui vont progressivement se substituer aux conventions tripartites pluriannuelles des EHPAD). Il faut se tenir au courant, assurer une veille sur tout ce qui est nouveau sur la prise en charge des bénéficiaires notamment. On n’est plus dans un fonctionnement « classique » de ces établissements : ça bouge dans le secteur du vieillissement !

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

N.C : Pour moi, c’est un service capable de répondre aux nouvelles problématiques des territoires. Il faut s’adapter, innover, proposer des nouveaux services.

Au niveau de notre EHPAD, nous sommes en pleine mutation : c’est la condition pour continuer à offrir des services de qualité. Elus et agents, nous avons réfléchit à nouveau à la problématique pour les personnes de pouvoir vieillir sur leur territoire. Maintenir les liens avec la famille, l’entourage, l’autonomie. Nos locaux, installés dans le centre-ville de Loudéac, permettent à certains de nos résidents peu dépendants de continuer à faire leurs courses, à se promener.

L’un de nos projets 2018 est l’accueil de personnes handicapées vieillissantes en réponse à une demande locale. Des liens existent déjà avec les acteurs locaux (ADAPEI, etc.). Cela concernerait un petit groupe en mettant à leur disposition les moyens humains et matériels nécessaires, tout en maintenant un lien avec leur établissement d’origine. Ce sont des personnes plus jeunes (la moyenne d’âge est d’environ 60 ans à l’entrée, alors qu’elle est de 87 ans pour les personnes âgées), plus autonomes. Notre objectif est notamment d’apporter une autre dynamique dans l’EHPAD. Ce projet coïncide avec le réaménagement du rez-de-chaussée du bâtiment.

L’autre projet important pour l’année à venir est la création d’un jardin clos pour les résidents et leurs familles. Créer un espace de déambulation en sécurité, de rencontres entre générations. Nous envisageons, pourquoi pas, une collaboration avec des artistes. Nous voulons un jardin tourné vers la population, permettant d’avoir d’autres contacts avec l’EHPAD, comme nous le faisons déjà avec les écoles.

. Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

N.C : Je sollicite les services régulièrement, notamment sur les questions juridiques et nous participons aux sessions de formations organisées par le Centre de Gestion.

J’apprécie particulièrement les journées thématiques d’information telle que celle qui a été organisée cette année sur le RIFSEEP. Les éléments sont concrets et apportent un éclairage précieux.

Je suis venue pour la deuxième année aux Territoriales de Bretagne le 1er décembre dernier. Ce temps d’échange permet de prendre de la hauteur, de nous extraire de notre quotidien. Mais malheureusement, je n’ai pas pu assister à l’atelier sur les EHPAD dont le thème "la clarification des rôles et responsabilités "élus-directeurs" en EHPAD publics non autonomes" m’intéressait pourtant beaucoup.

Je suis aussi les travaux du réseau EHPAD qui permet les échanges entre professionnels. Même si je n’ai pu assister qu’à deux réunions, je regarde systématiquement les comptes rendus, suit les communications.

Sur ces différents temps d’information-formation, le Centre de Gestion m’apporte un vrai plus dans mon fonctionnement courant ainsi qu’une veille dans mes domaines de compétences.

. Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

N.C : Je dirais les formations. Chaque année, mes collègues et moi-même, nous suivons les formations organisées par le Centre de Gestion. Elles sont adaptées à nos besoins, de terrain auprès des personnes âgées ou de direction dans les domaines des marchés publics par exemple.

Par ailleurs, nous allons mettre en place le Document Unique pour l’établissement, ce qui n’avait pas été fait jusqu’à présent. Nous avons fait appel pour cela au Service conseil, hygiène et sécurité au travail qui interviendra en 2018. C’est une obligation réglementaire mais qui coïncide aussi pour nous avec des travaux d’aménagement du bâtiment.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

N.C : Quand j’ai suivi mes études, on nous répétait souvent la phrase suivante : "Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin". Partager ses expériences, travailler en équipe prend du temps. Il faut se mettre d’accord, discuter, échanger. Mais cela permet de prendre de la distance, d’avoir une vision plus globale, plus aboutie.


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion. Cette rubrique paraît tous les 15 jours.

Responsable du service Ressources humaines de la Ville de Trégueux depuis 2011, Nicolas Le Coq s’est engagé dans une démarche d’accompagnement des agents de la collectivité pour mieux préparer les changements d’organisation qui sont devenus le lot quotidien des Mairies aujourd’hui. Avec réalisme et dans un esprit constructif.

Portrait NLeCoq 2017

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir fonctionnaire territorial ?

N.LC : C’est le hasard ou la faveur de mon service national que j’ai effectué à la Mairie d’Hillion à l’accueil-Etat-civil. J’y suis ensuite resté en tant que contractuel remplaçant sur plusieurs postes, notamment l’informatisation du cadastre, l’action sociale. Cela m’a permis de découvrir la diversité des métiers d’une Mairie, ce que ne connaissait pas du tout puisque j’avais suivi une formation commerciale. Ensuite, comme beaucoup, je me suis inscrit aux Missions temporaires du Centre de Gestion et j’ai effectué des remplacements dans des Mairies de tailles diverses : des Champs Géraux à la Mairie de Saint-Brieuc. Cela a été formateur. Après ma réussite au concours d’adjoint administratif, j’ai été recruté au service Ressources humaines de la Mairie de Trégueux.

Je suis devenu responsable du service en 2011. Mes fonctions principales consistent à mettre en oeuvre la politique RH de la collectivité et donc, à gérer tout ce qui a trait aux agents, de l’arrivée jusqu’au départ. Nous gérons le recrutement, la carrière, la paie et de plus en plus, nous assurons un accompagnement social. La fonction RH évolue vers des missions moins administratives. Nous faisons en sorte que les services assurent le meilleur fonctionnement pour la population en application des décisions des élus.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

N.LC : Le service public est un peu chahuté, voire décrié actuellement. Ce contexte impacte les organisations, les agents. Il est tendu pour les fonctionnaires en général, et les territoriaux des Mairies en particulier car ils sont le premier contact avec la population.

La reconfiguration territoriale, le contexte de budget restreint apportent une part d’angoisse, de questionnements des agents. Nous le sentons très fortement.

Dans le même temps, il faut essayer de rester positif et faire en sorte que le service public local fonctionne bien. Pour cela, il faut associer les agents aux démarches de changement, leur donner les informations. C’est ce que nous contribuons à faire dans le cadre du service Ressources humaines.

Dans cette dynamique, nous avons entrepris une réflexion globale sur les espaces verts. Un travail a été engagé entre élus et agents, qui a inclus préalablement une meilleure connaissance des tâches des agents au quotidien avec des déplacements sur le terrain. Puis nous avons entamé une réflexion sur l’organisation, sur les moyens de rendre le service plus efficient. Ce partenariat élus-agents a été très fructueux.

Parmi les projets R.H, nous travaillons actuellement à mutualiser les services de restauration scolaire entre les villes de Trégueux et Langueux pour optimiser la fabrication des repas (bâtiment, conditions de travail, etc.). Les agents sont associés à cette démarche et même si la décision définitive n’est pas encore prise, nous envisageons une mutualisation effective dans le courant de l’année 2019.

Nous étudions également la réorganisation de la direction des services techniques, dont trois responsables de services sont partis ou partent à la retraite. Les agents concernés sont associés pour avoir une vision plus globale, prendre en compte les avis de chacun. Nous engageons une réflexion sur les mobilités internes.

L’objectif est à chaque fois le même : Malgré un contexte budgétaire plus contraint, nous œuvrons à maintenir la qualité du service rendu.

. Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

N.LC : J’attends du Centre de Gestion qu’il soit un facilitateur pour les employeurs et leurs questionnements. Nous faisons naturellement appel très régulièrement aux services conseil statutaire, carrières, formations, missions temporaires. Nous connaissons parfois quelques difficultés à trouver des remplaçants dans certains métiers. Mais aussi, nous avons très souvent recours au pôle santé, prévention, handicap. Nous voulons continuer à bénéficier de l’appui d’experts dans certains domaines des Ressources humaines, tels que le juridique, la carrière et poursuivre un travail partenarial.

Ce que j’attends du Centre de Gestion, c’est de maintenir sa qualité de service.

. Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

N.LC : J’en ai plusieurs. En 2010-2011, nous avons collaboré avec le service carrières sur plusieurs dossiers de révision de carrière. J’ai apprécié l’appui et la disponibilité des agents de ce service qui ont été d’une aide très concrète. Cette expérience a été très intéressante.

Au quotidien, je travaille souvent avec le Pôle prévention et santé au travail : le médecin de prévention, le conseiller handicap, etc. pour l’accompagnement des agents en difficulté. Ce pôle, très développé au Centre de Gestion des Côtes d’Armor, est un vrai plus pour les agents des collectivités. J’ai également apprécié le travail d’ergonomie en conception, mené sur le réaménagement de notre médiathèque-cyberespace. Dans ces lieux patrimoniaux mais exigus et « biscornus », cette étude a déjà permis d’organiser le déménagement du cyberespace dans des locaux mieux adaptés. Le chantier de la médiathèque reste à mener dans un deuxième temps mais les pistes de réflexion ont été engagées.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

N.LC : Pour faire le lien avec l’obligation que nous avons aujourd’hui de nous réinventer, je citerai Albert Einstein : « L’imagination est plus importante que le savoir ».


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion. Cette rubrique paraît tous les 15 jours.

La défense de l’île de Bréhat et de son patrimoine naturel est une vraie passion pour son Maire Patrick Huet. Permettre le vivre ensemble sur ce petit territoire de 309 hectares est un engagement de tous les jours pour lui.

Portrait PHuet Brehat

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir élu local ?

P.H : C’est un peu le hasard mais surtout un fort attachement à l'île de Bréhat. Ma famille y vient passer des vacances depuis les années 1880 et j’y ai moi-même passé toute mon enfance. Mon installation professionnelle à Saint-Brieuc a également été dictée par mon souhait d’être proche d’une gare TGV et ... de Bréhat, où j’avais une maison secondaire. Je suis devenu conseiller municipal en 2006 et lorsque le maire de l’époque m’a sollicité en 2008 pour conduire la liste après lui, j’ai accepté avec honneur et sérieux. J’ai alors fait le choix de résider à Bréhat en permanence. Mon engagement s’appuie sur deux motivations : la préservation de l’environnement exceptionnel de l’île mais aussi, la possibilité de permettre à la population de vivre tout au long de l’année sur ce territoire un peu particulier.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

P.H : C’est une présence forte auprès de la population. Notre volonté est d’aider les Bréhatins à vivre sur l’île tout au long de leur vie et de leur offrir les équipements adaptés. Par exemple, nous avons mis en place un service de transport gratuit pour permettre aux personnes âgées de faire leurs courses sur l’île. Pour l’assurer, nous avons acquis un véhicule électrique, équipé pour les personnes à mobilité réduite. Nous avons une caserne des pompiers, une école, etc. 400 personnes vivent à Bréhat à l’année. Bien entendu, comme nous sommes sur une île, l’approche des services est particulière.

C’est aussi le cas pour tous les projets que nous menons. Parmi ceux-ci, nous allons revoir notre système d’assainissement collectif en raccordant 5 nouveaux secteurs très sensibles, car situés en bord de mer, à la station d’épuration par filtration. Nous menons également un projet d’amélioration du traitement des ordures ménagères. Celui-ci devra tenir compte des problématiques de circulation spécifique, trouver un nouveau lieu de traitement en s’appuyant également sur une nouvelle structure portuaire réservée aux marchandises. Les études sont en cours. Pour permettre l’accueil de nouvelles familles, nous construisons 4 nouvelles maisons. Et nous travaillons également à favoriser une agriculture de niche ou micro-agriculture pour maintenir une activité économique sur l’île.

Nous avons aussi des projets avec l’association des îles du Ponant, qui regroupe les communes insulaires de la Manche et de l’Atlantique. Nous partageons nos problèmes particuliers d’iliens mais sur des territoires différents. Ainsi Bréhat est l’île qui a les chemins les plus étroits et l’une de celles qui n’autorise quasiment aucun véhicule à y circuler. C’est un de nos engagements.

Bréhat est l’une des dernières communes isolées de la République (c’est-à-dire qu’elle n’appartient à aucune intercommunalité) car je tiens à garder son caractère insulaire et singulier mais je ne suis pas contre les mutualisations ...

Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

P.H : Je dirais : tout ! Pour permettre le fonctionnement d’une petite commune comme la nôtre, son assistance est fondamentale. C’est une aide extrêmement précieuse et un partenaire essentiel pour nous aider au quotidien. Nous avons recours très régulièrement à plusieurs services. Parmi ceux-ci, les missions temporaires pour l’été bien évidemment mais aussi pour les remplacements de l’année, les services juridiques, statutaire sur toutes les questions liées à la gestion du personnel et non statutaire sur la partie marchés publics, au service formations. Nous confions l’élaboration de nos paies au service des paies à façon.

Face à la carence des services de l’Etat qui, progressivement, se désengagent de notre fonctionnement quotidien, le rôle du Centre de Gestion est pour nous essentiel. J’en suis très satisfait.

Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

P.H : Oui pour le recrutement du personnel. Ce n’est pas un de mes points forts et j’ai eu besoin d’un appui sur ce sujet. Le Centre de Gestion est ainsi intervenu plusieurs fois : aide à la rédaction de l’offre d’emploi, dépouillement des candidatures et aide à la sélection, participation au jury de recrutement. Par exemple, dans le cas de l’embauche de notre responsable des services techniques, l’assistance du Centre de Gestion m’a permis de prendre du recul. Je sais que je peux m’adresser à cette mission car elle m’apporte une compétence complémentaire.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

P.H : C’est une citation latine : « Dura lex, sed lex ». C’est-à-dire : « la loi est dure, mais c'est la loi ». Il faut appliquer la loi, mais avec égalité et équité. En tant que Maire, il n’est pas toujours facile de dire non à ses administrés. Mais il faut que tout le monde soit traité de la même manière. Aussi, j’essaie de privilégier l’écoute et l’humanité dans le traitement des demandes.


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion. Cette rubrique paraît tous les 15 jours.

Aujourd’hui Secrétaire de mairie à temps partagé entre les communes de Le Faouët et de Lanleff, Magali Léon n'a pas emprunté un itinéraire direct pour devenir fonctionnaire. Après s’être réorientée professionnellement, elle a suivi un parcours de formation très complet qui l’a mené au poste qu’elle occupe aujourd’hui.

Portrait MLeon 2017

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir fonctionnaire territoriale ?

M.L : Après avoir exercé le métier d’aide-soignante pendant 12 ans, j’ai dû me reconvertir suite à un problème de santé. J’ai suivi la formation de secrétaire assistante à l’AFPA que j’ai ensuite prolongé par un BTS assistante de gestion en alternance au CFA pendant deux ans. Au même moment (septembre 2014), le Centre de Gestion a publié une annonce pour un poste d’apprenti, en tant qu’assistant administratif pour les services handicap et prévention et j’ai été retenue. Après avoir obtenu mon BTS, j’ai poursuivi avec la formation Métiers Administratifs Territoriaux de septembre à décembre 2016. J’ai ensuite effectué plusieurs missions de remplacement avec les Missions temporaires puis, en juin 2017, j’ai été recrutée en tant que Secrétaire de mairie, sur un poste partagé entre les communes de Le Faouët et de Lanleff.

Je peux dire que mes expériences en tant qu’apprentie, stagiaire MAT et remplaçante en collectivités m’ont amené à devenir fonctionnaire territoriale. Un vrai choix au final !

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

M.L : Je travaille dans des petites mairies et pour moi, le service public local, c’est la proximité avec la population, les réponses à de multiples problématiques du quotidien. Par exemple, je peux être amenée à aider des personnes peu à l’aise avec internet et la dématérialisation des procédures, donner des renseignements sur des démarches administratives comme où faire une carte d'identité ou un permis de conduire, etc. Dans la majorité des cas, une réponse est apportée. Les élus des deux communes où je travaille sont très présents. Ils sont en contact direct avec les administrés eux-aussi.

L’un des projets important au Faouët est la création d’une maison des services pour les professionnels de santé. Lancé en 2015, ce projet devrait voir le jour d’ici un an environ. La commune prévoit également l’effacement des réseaux et l’entretien de la voirie.

A Lanleff, un projet de réaménagement et de mise en sécurité du bourg vient d’être lancé. Il permettra de mieux accueillir la population mais aussi les quelques 7 000 touristes qui viennent visiter le Temple chaque année.

Nous avons par ailleurs lancé une mission d’archivage (création pour l’une et mise à jour pour l’autre) des documents communaux assuré par le Centre de Gestion. C’est aussi un projet d’importance pour nos deux collectivités.

Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

M.L : Très régulièrement, j’appelle ou je contacte par messagerie les différents services, comme par exemple l’assistance informatique sur des problématiques de fonctionnement des logiciels métiers (paye, etc.). J’ai pu bénéficier d’une formation mais j’ai encore parfois besoin d’aide. Je sollicite également souvent le service juridique non statutaire. Les derniers sujets traités : des questions d’Etat-civil, des précisions sur les frais de fonctionnement des écoles mais aussi la destruction d’un nid de frelons. Enfin, le service droit des sols m’a apporté ses compétences sur des reprises de concessions de cimetières et sur l’élaboration d’un règlement de limites de terrains privé-commune.

Le Centre de Gestion m’apporte un retour très concret sur mes questionnements au quotidien. Je n’hésite pas à solliciter les services, d’autant plus que comme toutes les Secrétaires de mairie de petites communes, je dois jongler avec les règlements et actes de la vie communale.

Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

M.L : Bien évidemment, je tiens à revenir sur mon expérience d’apprentie au Centre de Gestion.  C’était un challenge pour moi de reprendre mes études et je ne savais pas si je pourrais aller au bout de mon BTS. Cette expérience m’a permis de découvrir la fonction publique territoriale. J’intervenais dans deux services très particuliers dans le domaine de la santé au travail. Venant du privé, j’ai pu comparer avec ce que j’avais vécu. Si vous êtes déclaré inapte aux tâches que vous effectuez dans votre métier, vous êtes souvent licencié. Dans le public, même si le changement de poste n’est pas toujours possible, l’agent peut bénéficier d’un accompagnement réel et le traitement de ces problématiques est plus humain. Lors de mon apprentissage, j’ai pu découvrir des missions très variées et j’ai mené mon projet de fin d’études au service handicap : l’adaptation d’un logiciel pour assurer le suivi des situations gérées par le service. J’ai été bien accompagnée et soutenue par les collègues. Ma réorientation professionnelle, dans le cadre d’un apprentissage, a vraiment été réussie. Cette belle expérience fut riche d’apprentissage et de relations humaines.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

M.L : « Qui ne tente rien n’a rien ». Si je n’avais pas persévéré, je n’aurai pas eu ce poste. J’ai eu la possibilité et la capacité de retourner une situation difficile au départ en ma faveur. C’est une grande satisfaction pour moi.


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion. Cette rubrique paraît tous les 15 jours.

Fille de militants de la non-violence et défenseurs des valeurs républicaines, Armelle Bothorel a su très tôt ce qu’était l’engagement. A son tour, elle prône des principes de dignité et de respect qu’elle applique dans sa vie politique au quotidien, à la fois comme Maire de La Méaugon mais aussi, en tant que Présidente de l’Association des Maires des Côtes d'Armor et des Présidents d'Établissements Intercommunaux à Fiscalité Propre.

Portrait Armelle Bothorel 2017

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir élue locale ?

A.B : J’ai eu la chance d’avoir été trempée dans des valeurs familiales fortes, transmises par des parents engagés l’un et l’autre dans des combats pour la justice, les droits de l’homme, le respect de la dignité humaine*.Cela a forgé en moi la certitude que l’engagement au service d’autrui donne un sens précieux à la vie. Après avoir suivi une formation de base aux sciences humaines à l’ISSEO, le « Science Po Breton » de Paul Houée, qui formait les futurs cadres de la Bretagne, mon parcours professionnel a démarré dans l’utopie des années 70, avec l’aménagement de la ville nouvelle de Cergy Pontoise où il s’agissait de repenser la ville, ses fonctions, ses voies de circulation, ses solidarités en créant un pôle urbain de tout pièce en pleine campagne ! Par la suite je suis devenue conseillère technique et pédagogique à la DDJS des Côtes d’Armor : 27 ans d’un travail passionnant et toujours renouvelé au service des politiques jeunesse, de prévention, d’animation porté par les valeurs de l’éducation populaire. De tout cela émerge une cohérence et quelques convictions fortes qui m’ont ouvert à l’engagement politique. Aussi, quand le maire de La Méaugon de l’époque est venu frapper à ma porte en 1995 pour constituer sa nouvelle liste, j’étais prête. Trouver des réponses très concrètes à la vie quotidienne des gens, dans le cadre d’une équipe prête à donner une vraie place aux femmes, c’est cela qui m’a motivé.

* Le Général Pâris de la Bollardière s’est illustré à travers la résistance à l’occupation nazie, le refus de la torture en Algérie et l’exploration des voies d’une résolution non violente et politique des conflits.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

A.B : Pour moi, ce sont les biens communs mis au service de la population, dans un souci d’équité par rapport aux plus fragiles. C’est le pacte républicain qui doit éclairer les décisions des élus locaux. Le service public local est le premier contact de nos concitoyens avec les élus mais aussi avec les agents territoriaux.

La Méaugon est maintenant une des 32 communes de Saint-Brieuc Agglomération Baie d’Armor, un petit poumon vert au bord de la réserve d’eau potable de ce territoire. Le développement durable décliné sous toutes ses composantes est le fil conducteur des programmes de notre équipe municipale : le zérophyto, l’aménagement du centre bourg pour revivifier les lieux sociaux et la convivialité, la rénovation thermique de tous les bâtiments communaux alimentés par une chaudière bois.... Associés à la richesse du bénévolat, le fleurissement, la bibliothèque, la valorisation du patrimoine ainsi que la vie associative dynamique.

Concernant l’AMF, dont je suis la présidente depuis 2014, un vaste chantier s’ouvre à nous. Nous n’avons jamais connu un tel bouleversement aux niveaux des communes et intercommunalités : créations des communes nouvelles, regroupement des intercommunalités (passage de 32 à 8), mutualisations, etc., dans un climat de rigueur budgétaire. Il nous faut transformer l’essai des bouleversements de la réorganisation territoriale. Réussir le modèle spécifique de la Bretagne dans un aménagement équilibré où le maillage des villes moyennes, des territoires ruraux coexiste au côté des métropoles (Brest, Rennes, ...) dans une complémentarité plutôt que dans une concurrence effrénée.  Nous avons initié la charte des services de proximité pour lutter par exemple contre les déserts médicaux ou pour entamer une réflexion sur l’équilibre entre ruraux et urbains afin de conforter une présence scolaire équitable sur nos territoire. Sur ces sujets, comme sur bien d’autres, il nous faut répondre de manière pertinente et diversifiée, notamment sur les territoires les plus inquiets.

Avec les 8 vastes EPCI, il nous faut poursuivre la consolidation du couple commune/intercommunalité dans une gouvernance politique gérable et équilibrée entre services de proximité. Ceci pour une meilleure qualité de vie de nos concitoyens et pour construire un territoire communautaire de projets et d’ambition.

Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

A.B : Pour les communes, le Centre de Gestion est incontestablement un service de proximité dans la prise en compte des problématiques de fonction publique territoriale. Il permet de gérer avec nous des situations délicates, accompagner les personnels, contribue à la qualité du dialogue social. C’est un lieu plus que précieux pour représenter les communes. Il faut savoir trouver le bon niveau de collaboration avec les intercommunalités, qui peuvent avoir des velléités d’intervention sur des champs gérés par le Centre de Gestion. Nous devons contribuer à garder ce professionnalisme et ce côté innovant qu’a toujours eu l’établissement, pour tous nos niveaux de collectivités. Il permet de prendre du recul et d’élargir notre vision, à un niveau départemental, par rapport à nos préoccupations quotidiennes.

Par ailleurs, moi-même élue du Conseil d’Administration, j’apprécie particulièrement la qualité des instances et j’ai beaucoup de plaisir à assister aux réunions. Sous la présidence de Loïc Cauret, les élus sont mobilisés. C’est une assemblée vivante, où il y a du débat, sur les évolutions des collectivités et de la fonction publique territoriale.

Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

A.B : Le travail sur le Document Unique a été une belle expérience. Le Centre de Gestion a véritablement été précurseur sur ce dossier. Ce document permet une mise à plat de toutes les problématiques de conditions de travail des agents dans leur collectivité. Très pratico-pratique. A La Méaugon, qui était pilote du dispositif dans le cadre d'une expérimentation, il a été mis en œuvre avec un extrême professionnalisme par les agents du Centre de Gestion, accompagnés par deux élus locaux.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

A.B : « Haut les cœurs ! ». Sans faire appel aux grands auteurs, je voulais dire : relevons nos manches, mettons du cœur à l’ouvrage, allons-y collectivement, sans se décourager, pour aider nos concitoyens à mieux vivre au quotidien.


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion. Cette rubrique paraît tous les 15 jours.

Yves Le Breton est devenu Préfet des Côtes d’Armor en novembre 2016. Il nous a présenté sa vision du service public local et les liens de partenariat qui unissent la Préfecture et le Centre de Gestion des Côtes d’Armor.

Portrait YLe Breton

. Qu’est-ce qui vous a amené à travailler pour l’administration d’Etat puis à devenir Préfet ?

Y.LB : Mes études m’ont tout naturellement porté vers les hautes fonctions d’Etat, en suivant les formations de l’IEP de Paris (Institut d’Etudes Politiques) puis de l’ENA, dont je suis sorti administrateur civil en 1994. J’avais déjà dans l’idée d’occuper ce qui est pour moi la fonction la plus complète, c’est-à-dire celle de Préfet. En effet, elle regroupe toutes les compétences de l’Etat : juridique, humaine, managériale, réglementaire, relationnelle, etc. Avant d’occuper ce poste, j’ai alterné divers fonctions dans l'administration d’Etat, à la fois en territoriale et en centrale, avant d’être nommé Préfet du Loir-et-Cher en 2014. C’est un profil assez classique parmi les carrières préfectorales, mais de plus en plus, celles-ci sont menées par des fonctionnaires territoriaux qui bifurquent vers la préfectorale

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

Y.LB : Avant tout, le service public local est lié à la maîtrise des dépenses publiques. Nous sommes tous confrontés à cela. On n’assurera un service de qualité envers nos concitoyens que si chacun gère bien son domaine de compétence. Il nous faut garantir la qualité et l’efficacité du service rendu au meilleur coût.

Nous sommes engagés dans une politique de réforme depuis plus de 10 ans. Notamment, le « Plan Préfecture Nouvelle Génération » (PPNG) depuis 2015, réforme d'ampleur qui vise à moderniser le service public et renforcer les missions prioritaires que sont la gestion des crises, la lutte contre la fraude documentaire, l’expertise juridique et le contrôle de légalité, et enfin la coordination territoriale des politiques publiques. Par exemple, pour ce qui concerne la délivrance des cartes d’identité, depuis quelques mois, les usagers se présentent dans les mairies équipées de dispositifs numériques de recueil des demandes, qui sont ensuite instruites par des plateformes spécialisées. L’objectif est d’améliorer les délais de traitement, tout en renforçant les moyens de lutte contre la fraude.

L’autre grand sujet est celui de la coopération avec les nouvelles structures issues du Schéma intercommunal. Elles sont désormais huit dans les Côtes d’Armor. L’objectif est de s’appuyer sur ces établissements, dans le respect des communes, et de les accompagner au mieux pour avancer sur les grands projets de notre territoire : économie, mobilité, tourisme, etc...

. Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

Y.LB : Un Centre de Gestion apporte un appui juridique aux collectivités territoriales, notamment pour permettre la bonne qualité des actes. Et celui des Côtes d’Armor a vraiment pris cette compétence pleinement. Il existe une grande complémentarité avec la mission de la Préfecture, qui contrôle administrativement les collectivités territoriales. Dans le cadre du contrôle de légalité, le dialogue est de bonne qualité. Le rôle de conseil qu’apporte le Centre de Gestion aux collectivités est pleinement accepté. Il existe un très bon niveau de coopération. C’est vraiment un appui pour la Préfecture.

. Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

Y.LB : Je n’ai pas encore suffisamment de recul pour cela. Ce qui m’a frappé en arrivant dans le département et en rencontrant ses responsables, c’est que le Centre de Gestion des Côtes d’Armor a beaucoup étoffé ses missions au fil des années, pour apporter de nombreux conseils et services aux collectivités territoriales. Il est ainsi devenu l’un des plus importants en France, tant au niveau du nombre de missions que de dossiers traités. C’est assez particulier et très intéressant. Dans d’autres départements, certaines de ces missions ont été prises en charge par des SEM ou par d’autres établissements publics. Ici, ce n’est pas le cas et cela fonctionne bien.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

Y.LB : « Il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. » (Guillaume d’Orange)


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion. Cette rubrique paraît tous les 15 jours.

Directeur général des services de la ville de Dinan depuis presque deux ans, Gilles Robert a d’abord été fonctionnaire d’Etat en occupant divers postes en préfecture et sous-préfecture. Devenu récemment fonctionnaire territorial, il s’appuie sur ses savoir-faire, notamment en termes d’organisation et de management, pour améliorer concrètement le quotidien des dinannais.

Portrait Gilles Robert 2017 2

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir fonctionnaire territorial ?

G.R : Dinan est ma ville natale et de cœur. Après une vingtaine d’années de carrière dans différents secteurs de la fonction publique d’Etat (il était secrétaire général de la Sous-Préfecture de Dinan dans son dernier poste), l’opportunité de postuler pour la Direction générale des services de la ville de Dinan s’est présentée il y a environ 2 ans. Pour avoir une carrière intéressante, il faut varier les expériences. J’essaie de ne pas rester plus de 5 ans dans le même poste. J’étais dans l’accompagnement de projets à la Préfecture, je les réalise maintenant concrètement à la ville. Travailler en direct avec une équipe d’élus, les aider à se positionner m’intéressait également beaucoup dans cette fonction. Il faut être pédagogue, trouver ensemble des solutions. C’est également valable, bien évidemment, pour le travail avec mes collaborateurs.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

G.R : La Mairie reste le premier échelon de proximité. La population a le réflexe d’y venir pour la moindre démarche ou des questions. Nous devons mieux répondre et être plus en proximité en communiquant mieux. Par exemple, nous avons connu un incendie spectaculaire récemment dans le centre ancien de Dinan. Depuis, dans le cadre de la gestion de ses conséquences, nous envoyons les informations le plus régulièrement possible aux habitants, aux commerçants. Nous devons rendre un service de qualité.

De nombreux projets sont en cours, notamment la création d’une commune nouvelle en fusionnant avec Léhon. Si elle voit le jour, cette nouvelle collectivité deviendra la 4ème commune du département en dépassant les 15 000 habitants. C’est un gros enjeu pour nous, qui est envisagé pour le 1er janvier prochain. Nous travaillons également à la reconquête des logements vacants et à la préservation du commerce dans le centre-ville. Un projet de maison médicale est aussi encouragé. Bien évidemment, nous réfléchissons aux aménagements urbains de manière plus globale, notamment les problématiques d’accessibilité.

En interne à la Mairie, nous souhaitons développer la mobilité interne et la mutualisation de certains postes avec l’agglomération dinannaise. Dans ce cadre, des passerelles seront à trouver. Il y aura nécessairement une réorganisation des services avec la création de la commune nouvelle. Nous devons guider ces mutations par des formations. Tout cela se prépare en amont, il faut être transparent en transmettant des informations. Désormais, nous sommes dans un changement permanent et nous devons accompagner tout le monde dans ce mouvement.

. Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

G.R : Je fais volontiers appel aux services du Centre de Gestion car l'établissement connait parfaitement les particularismes des collectivités territoriales et sait proposer des prestations appropriées aux besoins. Les agents du Centre de Gestion s'ajustent au contexte local, ils savent être disponibles et discrets. Je suis très satisfait de la qualité des prestations.

Mais j’attends aussi du Centre de Gestion qu’il sache évoluer, qu’il soit au fait de la dernière actualité et dans l’air du temps pour nous conseiller et nous aider. Le Centre de Gestion n’est pas un organisme privé, qui vient avec des plans tout prêts, souvent onéreux. Il sait s’adapter et prend le temps nécessaire pour travailler sur les dossiers.

. Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

G.R : Lors de mon arrivée à la tête des services, le Centre de Gestion venait de réaliser l’audit d’un  service qui connaissait des problèmes de fonctionnement et j’ai assisté au compte rendu. Nous avons ensuite travaillé avec les personnes du service études et organisation pour trouver des solutions, apaiser, repartir sur de nouvelles bases et reconstruire la confiance avec un responsable de service qui était en difficulté.  Un plan d’action a été préconisé et nous avons mis en place des procédures, des outils. Il y a eu beaucoup d’échanges avec le Centre de Gestion dans ce cadre et cette mission a été, au final, couronnée de succès. Les questions de management m’intéressent beaucoup et cette assistance du Centre de Gestion pour des services connaissant des problèmes est vraiment très appréciée et adaptée.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

G.R : C’est une citation de Churchill : « Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne vous prenne par la gorge ».


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion. Cette rubrique paraît tous les 15 jours.

Marina Vincent est responsable du service administratif de la commune de Guérledan, nouvellement créée le 1er janvier 2017. Son poste est atypique car elle reste également, pour 50% de son temps de travail, secrétaire de mairie de la commune de Le Quillio.

Portrait Marina Vincent 2017-2

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir fonctionnaire territoriale ?

M.V : J’ai eu l’opportunité de travailler en tant que chargée de missions dans deux collectivités dans le cadre de mes études en aménagement du territoire et gestion des structures touristiques et sportives. Ces expériences m’ont donné l’envie de poursuivre dans ce domaine et de travailler autour de projets de territoire. Et même si je ne me destinais pas à l’origine à devenir fonctionnaire territoriale, j’ai tout naturellement poursuivi dans cette voie. Après avoir passé le concours de Rédacteur, j’ai été titularisée sur un poste de secrétaire de mairie des communes de Le Quillio  et Saint-Guen dans le cadre d’un emploi partagé. Depuis la création de la commune nouvelle de Guerlédan en janvier dernier, j’ai accédé à de nouvelles fonctions en tant de responsable administrative. J’encadre l’état-civil, l’urbanisme, la comptabilité, les élections, les ressources humaines. Mais je garde mon mi-temps au Quillio. Je souhaitais poursuivre ce temps partagé car il est très riche en projets et rencontres. Mais gérer ces deux postes représente une gymnastique intellectuelle et nécessite beaucoup d’anticipation et d’organisation.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

M.V : Il doit bien sûr satisfaire l'intérêt général mais surtout les besoins d'une population territorialisée. C’est à dire s’adapter aux besoins spécifiques d'une population notamment caractérisée par son contexte local. En ce sens, l'enjeu du service public est de muter et d'évoluer par anticipation des besoins locaux.

Les projets portés par les communes de Guerlédan et le Quillio valorisent principalement une revitalisation des centres bourgs avec, pour Le Quillio, un aménagement paysager d’un terrain communal en centre bourg, l’ouverture à l’urbanisation d’espaces non urbanisés et situés en zone urbaine par la création de lots à bâtir.

A Guerlédan, cette revitalisation des centres bourgs (j’utilise volontairement le terme au pluriel car cette revitalisation concerne le site de Mûr-de-Bretagne mais également Saint-Guen) est portée par des projets structurants tels que la finalisation de l’aménagement des halles sur Mûr à destination des acteurs économiques locaux, l’aménagement d’un terrain multisports sur St-Guen, le développement de l’habitat social en lien avec l’intercommunalité, la création d’une maison de l’enfance.

L’objectif majeur dans ces différents projets est la création, la valorisation du lien social et l’optimisation de la qualité de vie de la population.

Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

M.V : J’attends du Centre de gestion un appui technique et juridique. C’est presque automatique pour moi d’aller consulter le site du CDG. En effet, il est très appréciable, par exemple dans le cadre d’une transposition réglementaire dans nos procédures internes, de pouvoir trouver appui auprès du Centre de gestion par la diffusion des notes d’information, guides et fiches procédures favorisant une information condensée et sûre juridiquement nous permettant ainsi d’être plus vite opérationnels dans nos collectivités. Bien sûr, dans ce cadre, je contacte très régulièrement le service juridique. Les personnes apportent toujours des réponses circonstanciées, claires et précises. C’est vraiment précieux et rassurant.

Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

M.V : L’expérience qui me vient très vite à l’esprit est l’accompagnement par le Service études et organisation dont nous avons pu bénéficier dans le cadre de la création de la commune nouvelle de Guerlédan. Cette réflexion a porté principalement sur le fonctionnement administratif de la nouvelle entité, avec la réécriture de l’organigramme et des fiches de poste. Cet accompagnement a été à la fois primordial, car il nous a permis de prendre du recul sur nos pratiques professionnelles grâce à un regard extérieur, et rassurant puisqu’il a valorisé une communication ascendante et descendante entre élus et agents.

Cette expérience m’a doublement marqué puisqu’elle a impacté l’organisation de la collectivité dans laquelle je travaille mais elle a également redéfini totalement mes missions en tant qu’agent territorial.

Et bien évidemment, mon autre expérience marquante avec le Centre de Gestion est qu’il est mon employeur. D’abord avec les missions temporaires pendant deux ans et depuis quelques années, avec le service en emplois partagés. Pour moi, c’est plus simple d’avoir un seul employeur en travaillant dans deux communes différentes. Mais c’est aussi, humainement très positif et satisfaisant.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

M.V : « les grands voyages commencent toujours par un premier pas ».


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion. Cette rubrique paraît tous les 15 jours.

Déjà élu depuis trois mandats à Saint-Jean-Kerdaniel, Jean-Baptiste Le Verre a été en 2008 l’un des plus jeunes Maires du département. A 35 ans, il est également Vice-Président de Leff Armor communauté où il est en charge des ressources humaines. Il nous a parlé de sa passion pour sa commune et de ses engagements locaux.

Portrait JBLeVerre2 2017

 

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir élu local ?

J-B.LV : Depuis toujours, je suis intéressé par l’engagement politique. Pas d’être militant au sein d’un parti, mais une volonté de m’investir dans la vie de ma commune. Je suis originaire de Saint-Jean-Kerdaniel et j’ai été plongé tout petit dans cette ambiance. Profondément enracinée dans la vie de la commune, ma famille a déjà eu par le passé des responsabilités municipales (son arrière-grand-père était maire de la commune et sa mère conseillère municipale). C’est mon deuxième mandat en tant que maire et notre commune, placée entre Guingamp et Saint-Brieuc, est en plein essor.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

J-B.LV: Il a été plutôt chahuté ces derniers mois, notamment par les réformes territoriales et la création de très grandes intercommunalités dans notre département. Les transferts de compétences du Département à la Région bouleversent également les lignes. Je partage cette réflexion sur une simplification des compétences mais malgré tout, aujourd’hui, tout le monde a un peu du mal à s’y retrouver, citoyens, agents, élus. Avant les échéances prévues d’ici 2-3 ans, il est nécessaire d’avoir une pause institutionnelle. Particulièrement pour stabiliser et optimiser les organisations.

En termes de projets communaux, nous avons eu la chance de pouvoir rénover la mairie, l’église et la salle des fêtes lors du précédent mandat et de sauver notre commerce. Ces investissements sont majeurs pour une petite commune comme la nôtre (610 habitants). Aujourd’hui, nous assurons l’entretien.

Concernant la fusion des intercommunalités où je suis élu (ex Leff Communauté et Lanvollon-Plouha communauté), la réforme s’est plutôt bien passée. Chacun était déjà habitué à travailler ensemble mais à une plus petite échelle.  Nos systèmes étaient proches, tant aux niveaux des compétences que des organisations. Mais c’est un changement essentiel qu’il va falloir digérer.

Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

J-B.LV : Un réel appui. Les communes et intercommunalités attendent une expertise en ressources humaines et il est essentiel de pouvoir s’appuyer sur un organisme mutualisé au niveau départemental tel que le Centre de Gestion. Inutile de recréer à un échelon plus local ce qui existe déjà et qui fonctionne bien. Quand je parle des ressources humaines, c’est au sens large : la carrière bien sûr et le juridique mais aussi, le système d’information des ressources humaines (SIRH) que le CDG est en train de développer.

Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

J-B.LV : Ce qui constitue un vrai plus pour mon fonctionnement communal, c’est le service en emploi partagé. Depuis plusieurs années, nos communes de Bringolo et Saint-Jean-Kerdaniel  partageaient un poste de secrétaire de mairie. Nous étions employeurs directs. Depuis trois ans, nous avons créé ce poste en emploi partagé avec le Centre de Gestion, qui est désormais l’employeur de l’agent. Nous élus, nous décidons de la création du service et du recrutement des agents à y affecter. Nous venons d’ailleurs de remplacer la secrétaire de mairie début mai.

C’est à la fois plus confortable pour nos collectivités, car nous n’avons plus à assurer directement le suivi de carrière de l’agent, mais aussi pour la personne qui trouve un poste plus attractif et intéressant en termes de rémunération et d’action sociale. Ce dispositif nous permet de bénéficier d’un personnel compétent dans nos toutes petites communes.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

J-B.LV : Une citation de Hegel : « Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion ». Plus personnellement, je dirai « rien ne vaut de rêver sa vie, mieux vaut vivre ses rêves ».


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion. Cette rubrique paraît tous les 15 jours.

Jean Ouachée est le Directeur Général des Services de la Ville de Saint-Brieuc et de l’Agglomération briochine. Jongler entre les deux fonctions nécessite un investissement important de sa part et de l’équipe de direction mais permet de favoriser la transversalité et l’horizontalité entre les projets des deux entités. Il nous a fait partager sa passion pour le développement local et ses multiples incidences sur nos territoires.

Portrait Jean Ouachee (Saint-Brieuc)

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir fonctionnaire territorial ?

J.O : Après avoir suivi des études de droit et de sciences politiques, je me suis interrogé sur différents métiers : juridique, agricole ou dans le secteur public. Mon premier stage à la Mairie de Metz a été décisif : c’était les débuts de la décentralisation et du développement territorial. Je me suis dit que c’était ce que je voulais faire. Mes postes suivants m’ont également passionné car j’y ai rencontré des élus passionnants et engagés. En Alsace, dans le Nord, où nous avons travaillé de concert pour le développement local, économique, social, intercommunal de ces territoires. Et admirateur de Paul Houée, pionnier du développement local en France et particulièrement dans le Mené, je poursuis ce travail aujourd’hui à Saint-Brieuc.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

J.O : On ne fait ce métier que si l’on est très attaché au service public local. Au-delà du socle fondamental du droit, des finances, etc., il faut aimer le territoire. Le service public a totalement évolué depuis trente ans : lors de la décentralisation dans les années 85-90, les compétences nouvelles et les moyens ont été répartis. A partir de 2004, il a fallu optimiser. Aujourd’hui, nous sommes dans une période de re-questionnements sur la façon dont on fait les choses.

Localement, nous avons beaucoup de projets pour développer l’attractivité de la ville : aménagement urbain, pôle d’échange multimodal, attraction commerciale, etc. Concernant l’agglomération, nous venons d’installer la nouvelle organisation. Les choses se sont faites de manière plutôt consensuelles, tant politiquement qu’administrativement. Les enjeux sont nombreux en termes de management, de mutualisation mais aussi bien évidemment, en termes de projets pour la population : logement, emploi, mobilités, etc.

Il ne faut jamais oublier qu’au-dessus de l’administration et des élus, on trouve les citoyens !

Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

J.O : Nous faisons appel à plusieurs services du Centre de Gestion: les missions temporaires pour le remplacement d’agents ou pour des renforts dans les services, mais aussi tout ce qui touche à la santé au travail avec les services de médecine préventive, d’inspection ou du reclassement professionnel.

J’ai par ailleurs une attente concernant le Centre de Gestion. Etant très attaché au développement territorial, je pense qu’un socle d’ingénierie nous serait très utile, un laboratoire d’idées. Face à des grands groupes privés, nous avons besoin de nouvelles compétences. Le Centre de Gestion peut participer à son niveau à cette recherche d’ingénierie. En ce sens, la création de réseaux professionnels, tels que celui des DGS d’intercommunalités, est déjà très positive.

Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

J.O : Dans le cadre de la fusion de nos trois agglomérations et d’une commune au 1er janvier 2017, l’agglomération briochine a été accompagnée. Nous avons travaillé, très en amont avec le service Etudes et organisation, sur les cultures et les attentes de chacun. Cela a été une démarche professionnelle, je dirais même heureuse, où le Centre de Gestion a joué un rôle d’allié critique. Aujourd’hui, une étude est en cours de réalisation pour la création du CIAS, toujours par le service Etudes et organisation.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

J.O : Ce que je dis parfois en réunion et qui trouve une certaine pertinence dans le contexte actuel : « le mieux est l’ennemi du bien ».


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion. Cette rubrique paraît tous les 15 jours.

Xavier Pirou est connu pour ses multiples activités dans le milieu des collectivités locales du département : DGS de la Mairie de Plouguenast, Président de l’association des directeurs et secrétaires de mairies, formateur auprès du CNFPT et du CDG, etc.  Il nous a fait partager ses expériences riches et sa vision du service public local.

XPirou Plouguenast 2017

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir fonctionnaire territorial ?

X.P : Après une thèse en droit public, j’ai souhaité m’investir plus concrètement sur le terrain. Un bilan de compétences a montré que j’aspirais à travailler pour le service public. Je souhaitais également m’investir auprès d’élus. J’aurais pu être financier ou juriste, mais j’ai été recruté sur le poste de Directeur Général des Services de Plouguenast et je ne le regrette pas. J’aime cette diversité, cette variété des missions : management, finances, accompagnement des dossiers, déploiement de la volonté politique, etc. Une journée ne ressemble jamais à une autre.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

X.P : Le service public local doit maintenant trouver le bon niveau d’intervention : Comment s’adapter aux nouveaux besoins des usagers ? Faut-il être ouvert plus tôt ou plus tard dans la journée, 6 jours sur 7, etc. ?
Avec les réorganisations territoriales, fortes en Côtes d’Armor, la question des compétences est également posée. Nous devons collaborer autour de projets. Tout le monde réclame une pause dans les réformes territoriales car nous devons déjà absorber les nouveautés et réfléchir au sens de celles-ci.
Localement, les contraintes financières plus importantes nous ont incités à innover dans  le montage des projets, ce qui est positif. Nous avons pu réaliser l’aménagement du bourg et de la mairie, nous avons des projets de micro-crèche (avec l’intercommunalité), de rénovation de la salle omnisports.... C’est une réflexion globale qui est menée avec les élus, pour redonner l’espace aux citoyens.

Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

X.P : Un accompagnement. La législation est importante dans les domaines des ressources humaines, des marchés publics par exemple. Le Centre de Gestion nous en informe. On sait vers qui se tourner, les services ne sont pas déshumanisés. Il nous appuie également sur la formation des agents, le maintien dans l’emploi,... il favorise la mise en relation par les réseaux professionnels. C’est un établissement mutualisé qui aide non seulement les petites communes sur les dossiers ressources humaines mais aussi l’ensemble des collectivités du département dans des domaines complexes tels que l’organisation ou la santé au travail.

Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

X.P : Lors de ma prise de poste, j’ai suivi une formation au Centre de Gestion en RH et finances. Cela m’a permis d’aborder mes missions concrètement et rapidement. Aujourd’hui, je suis moi-même devenu formateur, notamment pour la formation Métiers Administratifs Territoriaux. C’est le prolongement de ma première carrière où j’étais doctorant enseignant chercheur pendant 7 ans à l’université. J’y suis attaché. Ces formations, organisées par le service Accompagnement professionnel du Centre de Gestion, sont très concrètes, donnent des outils aux agents. Cela montre bien la proximité de l’établissement avec le terrain, qui s’adapte aux besoins des collectivités. 

En tant que président de l’association des directeurs et secrétaires de mairie, j’ai un lien partenarial avec le CDG. Pour l’organisation d’évènements, pour des réunions d’info où nous mettons notamment nos réseaux en commun. De son côté, le CDG sollicite l’association, par exemple pour constituer un panel de personnes qui testent certaines actions ou pour réfléchir au devenir des postes de secrétaires de mairie. C’est une relation équilibrée et dynamique.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

X.P : Mon projet préféré, c’est le prochain.

A la Mairie de Quessoy, Françoise TREVIEN est 1ère adjointe au maire chargée des affaires générales, vie scolaire et ressources humaines. Rodolphe LE BRETON est responsable des affaires scolaires. Nous les avons rencontré tous les deux, afin de nous transmettre leur vision du service public local et particulièrement, leur expérience de mise en œuvre des Temps d’Activités Périscolaires (TAP). 

FTrevien RLeBreton Quessoy 2017

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir élue local ?

F.T : Je ne sais pas si on choisit vraiment d’être élu local. Dans mon cas, c’est mon engagement associatif, mon intervention professionnelle, le fait d’être une femme, qui ont incité l’équipe à venir me chercher pour faire partie de leur liste. C’est mon deuxième mandat. C’est important de donner du temps et de s’investir pour sa commune. La notion d’équipe municipale est primordiale : c’est une solidarité qui se construit collectivement au fil des projets.

. Pourquoi êtes-vous devenu  fonctionnaire territorial ?

R.LB : J’ai fait mes études dans l’animation et la commune dans laquelle je suis né cherchait un responsable jeunesse. J’ai postulé et j’ai été recruté. J’ai passé mon premier concours en 2000 pour devenir animateur territorial. Animateur de terrain au départ, j’ai pris plus de responsabilités au fil des années. Quessoy est la troisième collectivité dans laquelle j’exerce. J’assure la coordination d’un service d’une trentaine de personnes : restaurants scolaires, accueils périscolaires, etc.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

F.T : Nous sommes dans une période charnière avec beaucoup d’enjeux au niveau de nos intercommunalités. Il est intéressant d’être intégré à ce mouvement pour faire vivre nos territoires. Dans notre commune, nous travaillons à mettre en place des projets en concertation, à les construire avec les autres. L’un de nos axes principaux est orienté vers l’enfance et l’amélioration de leurs conditions de scolarité et péri-scolarité. C’est pour cela que nous nous sommes beaucoup investis dans la mise en place des TAP. Nous veillons également à créer des liens au sein des services municipaux. Nous faisons évoluer les services dans le cadre d’enjeux de qualité de service public dans une structure communale qui grandit.

. Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

F.T : Le Centre de Gestion est très aidant dans l’explication du positionnement de chacun. Bien connaître sa place, en tant qu’élu, en tant qu’agent, pour mieux fonctionner ensuite. C’est une vraie problèmatique dans le cadre d’un mandat et l’apport du Centre de Gestion est intéressant. En tant qu’adjointe chargée des ressources humaines, nous bénéficions de l’aide et des outils du Centre de Gestion : création du Comité Technique, du CHSCT. Pour toutes les questions juridiques, comme par exemple en ce moment sur la mise en place du dispositf de primes RIFSEEP, les services contactent le Centre de Gestion.  Les réponses sont claires et précises. 

R.LB : J’attends du Centre de Gestion un accompagnement, un apport complémentaire dans mon fonctionnement quotidien. Il m'arrive de faire appel au service Formation et accompagnement des pratiques professionnelles. J’ai travaillé avec le service Etudes et organisation sur le projet de service TAP, ce qui a été positif. J’ai ensuite réutilisé leur méthodologie de travail en l’adaptant à notre projet de service cuisine. Pour l’aménagement de locaux, nous avons fait appel à l’ergonome en conception. Mais aussi aux ergonomes de correction pour les aménagements de postes. Tout est fait dans le respect des personnes.

. Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

F.T et R.LB : Le Centre de Gestion nous a accompagnés sur la mise en œuvre du projet de service TAP. C’était et c’est toujours un engagement important de la municipalité, un vrai enjeu pour Quessoy. Nous avons souhaité avoir un vrai projet de découverte pour les enfants et pris le temps de le mettre en place (embauche de professionnels, formations, temps de préparation, ...). Après une année de fonctionnement, nous avons fait appel au service Etudes et organisation pour travailler sur le rôle de chacun dans le cadre du fonctionnement des TAP. Ce projet a duré environ 4 mois permettant de construire un cadre et un guide de fonctionnement pour les différents intervenants du service. Ce n’est pas une démarche type qui avait été mise en œuvre par le Centre de Gestion. Elle était vraiment adaptée à notre fonctionnement et nous mesurons que cela avait fait évoluer les choses. Le Centre de Gestion est un tiers de confiance qui est neutre et n’a pas d’a priori. Il a aidé à dénouer des situations et cela a contribué à structurer ce projet. 

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

F.T : Prendre le temps de s'écouter pour partager les points de vue.

R.LB : Le travail d'équipe est primordial pour le bon fonctionnement du service.

Contacts
Communication

02 96 58 64 00
communication@cdg22.fr

Apprentis CV Apprentis CV
Tutoriels Tutoriels
Intérim Intérim
Contact Contact
Concours Concours
Emploi Emploi
Agenda du CDG 22