En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visite.
Accepter
Refuser
Le portail du centre de gestion
des Côtes d'Armor

Portrait de Joseph Collet - Maire de Trévé et président de la Commission de réforme départementale

Joseph Collet est Maire de la commune de Trévé, située à quelques kilomètres de Loudéac, depuis 1995. Toujours curieux d'apprendre, il est revenu sur son riche parcours, à la fois associatif et d'élu local, mais aussi sur son expérience de président de la commission de réforme.

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir élu local ?

J.C : Je me suis toujours investi dans la vie de la commune et de mon territoire. J'ai été enseignant en Maison Familiale Rurale (MFR) et en Centre de Formation Technique Agricole pour adultes (Orne, Vendée et Ille et Vilaine). Après mon installation en exploitation agricole à Trévé en 1978, je suis devenu président de la MFR de Loudéac, puis j'ai pris des responsabilités au niveau régional et national. Vers le milieu des années 80, avec d'autres habitants de Trévé, nous avons créé une association culturelle sur Trévé où nous proposions des activités sur l'histoire locale, des ateliers poterie, photo, des sorties d'été pour les enfants, etc. Dans le cadre de l'opération "villages roumains" (parrainage de villages roumains par des communes occidentales, puis, mouvement d'assistance humanitaire, médicale et d'urgence), nous avons créé l'association Trévé-Calata, dont je suis devenu président en 1989. Au début, nous avons envoyé des denrées alimentaires, des fournitures scolaires, des médicaments. Puis, nous nous sommes rapprochés de l'université des sciences agricoles de Cluj-Napoca et pendant une quinzaine d'années, nous avons organisé des stages pour des élèves ingénieurs agricoles (environ 150 personnes) dont plusieurs ont crée des entreprises et d'autres pris des responsabilités politiques importantes. Nous avons également aidé à la création d'une CUMA. Des liens forts se sont créés dans ce cadre.

En 1995, un élu de l'ancienne équipe municipale m'a contacté pour former une liste car elle souhaitait passer le relais. J'ai accepté et j'ai été élu maire. J'ai alors arrêté mes précédentes activités pour m'y consacrer. Sans expérience antérieure de conseiller municipal, j'avais tout à apprendre. J'ai passé des soirées à comprendre comment fonctionnaient notamment les finances publiques. Nous étions de nouveaux élus municipaux et le début du mandat a été compliqué, générant des tensions, des démissions. Mais nous avons poursuivi le travail et globalement, les choses se sont bien passées.

Aujourd'hui, je suis Maire de Trévé, président du SIAEP (syndicat d'eau potable) La Motte-Trévé, administrateur au Centre de Gestion 22 et président de la commission de réforme. Un mandat de Maire implique de s'investir dans d'autres fonctions, les ramifications sont importantes. Cela entraine d'autres responsabilités. Mais après 4 mandats, je ne me présenterai pas en 2020 et je passerai la main à d'autres élus.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

J.C : Pour moi, c'est agir dans l'intérêt de toutes les familles de la commune. A Trévé, nous avons développé les services en faveur de l'enfance et des nouvelles familles en créant des lotissements, la garderie, l'accueil de loisirs, la micro-crèche. Ce sont des éléments d'attractivité sur la commune, qui d'ailleurs a dépassé le cap des 1 500 habitants. Le service public local, pour moi, c'est aussi la création de logements sociaux. Le Conseil Municipal a parfois été réticent pour accueillir ce type de logements, il y a eu pas mal de discussions. Nous les intégrons dans des lotissements, favorisant ainsi la mixité sociale. Et cela fonctionne très bien. Nous avons construit également des maisons pour des personnes âgées. Ce n'est pas toujours facile de défendre le service public local contre des intérêts personnels, cela demande beaucoup de pédagogie.

Nous sommes dans un contexte difficile. L'affaire des gilets jaunes montre bien que les gens ont du mal à payer leurs factures et que le pouvoir d'achat est en baisse. La commune est un peu dans la même situation. Malgré la perte de subventions de fonctionnement de la part de l'État, elle doit continuer à maintenir son niveau de service aux familles. Nous avons eu des choix budgétaires à faire et nous avons choisi la voirie comme variable d'ajustement, tout en préservant la sécurité routière bien évidemment. Nous sommes très vigilants sur le budget communal, le personnel est le plus resséré possible, tous les postes d'achat sont regardés à la loupe pour continuer à rendre le service public local.

Malgrè tout, nous continons à avoir des projets. La micro-crèche vient d'être réalisée avec la communauté de communes Loudéac Communauté Centre Bretagne, intégrant une salle de réunion. Le dernier projet du mandat sera de sécuriser la traversée du bourg : création d'aménagements pour réduire la vitesse et ainsi permettre aux usagers de mieux cohabiter qu'ils soient piéton, à vélo, en voiture ou en tracteur !

Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

J.C : Le Centre de Gestion, dans un contexte de complexification des relations aux administrés en général, est là pour apporter son expertise aux secrétaires de mairie dont les missions sont très polyvalentes. Elles ne peuvent pas être expertes dans tous les domaines et elles trouvent les réponses auprès du Centre de Gestion. Des services tels que les commissions médicales, les assurances, le droit des sols, les études en organisation, ... ce ne sont pas les petites commune qui peuvent gérer ça en direct. Ces missions ne peuvent être assurées que par un établissement important, à l'échelle départementale, comme le CDG. Même pour les plus grosses entités telles que les intercommunalités, cela n'a pas d'intérêt de reproduire ce qui est déjà bien fait, même si certaines pourraient avoir des vélléités de le faire. Pour les remplacements d'agents par exemple, l'échelle départementale est la mieux adaptée.

Je suis président de la commission de réforme* depuis 7 ans, après avoir succédé à Michel Bataille, un peu au pied levé. Dans ce domaine là, j'ai également dû tout apprendre mais l'équipe administrative m'a bien aidé. J'ai pour cela également suivi une formation. Les dossiers présentés en commission de réforme ont évolué. Le thème de la souffrance au travail devient récurrent. Je constate que plus la collectivité est importante, plus cela complexifie les relations entre les personnes, entrainant des conflits. Ce sont des dossiers lourds à traiter et très délicats. Nous notons également une judiciarisation des procédures. Il n'est plus rare de voir des personnes représentées par un avocat. De fait, l'étude des dossiers doit être extrêmement précise, les mots utilisés doivent être pesés, des expertises réalisées, etc. Nous préparons les séances quelques jours avant avec l'équipe et celles-ci se déroulent dans les meilleures conditions avec l'ensemble des participants qu'ils soient médecins, représentants des élus ou des personnels. Les réponses doivent être justes et compréhensibles pour l'agent et pour la collectivité. C'est une expérience très positive pour moi.

* La Commission de réforme est une instance tripartite et consultative composée de 2 médecins généralistes, 2 représentants de l’employeur (élus), 2 représentants du personnel appartenant à la même catégorie (A, B et C) que l’agent. Elle donne son avis sur l’état de santé en lien avec l’activité professionnelle et elle est consultée dans les cas suivants : mise à la retraite pour invalidité, allocation temporaire d’invalidité, imputabilité au service d’un accident survenu sur le lieu de travail, d’un accident de trajet ou d’une maladie (excepté lorsque l’administration reconnait l’imputabilité), l’aptitude / inaptitude, etc.

Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

J.C : Nous avons fait intervenir le service archives il y a quelques temps. Nous avions du mal à nous y retrouver notamment lors de recherches de certains documents anciens. Nous disposons d'environ 280 boîtes où tous les documents officiels sont rangés. Un classement avait déjà été effectué plusieurs années auparavant mais il était compliqué et peu pratique. Le service archives a instauré un ordre par numéros, bien plus simple que le précédent. Tout reste en format papier pour l'instant mais ce nouveau classement nous permet de retrouver facilement et rapidement les documents recherchés. S'il n'y a pas un service spécialisé qui s'occupe de ce domaine de compétence, le classement n'est pas fait. Et c'est indispensable dans une mairie !

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

J.C : "Les gens ne sont jamais ce que l'on croit qu'ils sont. Ils sont toujours meilleurs ou pires mais ils finissent toujours par devenir ce que l'on croit qu'ils sont". Le regard que l'on porte sur les autres est important. Il faut faire attention à ne pas les classer dans des catégories, avoir des a priori. Il y a toujours de l'espoir, partout. Je suis un optimiste de nature.


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion.
Retrouvez tous les portraits en ligne de cette rubrique bimensuelle. 
Contacts
Communication

02 96 58 64 00
communication@cdg22.fr

Apprentis CV Apprentis CV
Tutoriels Tutoriels
Intérim Intérim
Contact Contact
Concours Concours
Emploi Emploi
Agenda du CDG 22