Marina Vincent est responsable du service administratif de la commune de Guérledan, nouvellement créée le 1er janvier 2017. Son poste est atypique car elle reste également, pour 50% de son temps de travail, secrétaire de mairie de la commune de Le Quillio.
. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir fonctionnaire territoriale ?
M.V : J’ai eu l’opportunité de travailler en tant que chargée de missions dans deux collectivités dans le cadre de mes études en aménagement du territoire et gestion des structures touristiques et sportives. Ces expériences m’ont donné l’envie de poursuivre dans ce domaine et de travailler autour de projets de territoire. Et même si je ne me destinais pas à l’origine à devenir fonctionnaire territoriale, j’ai tout naturellement poursuivi dans cette voie. Après avoir passé le concours de Rédacteur, j’ai été titularisée sur un poste de secrétaire de mairie des communes de Le Quillio et Saint-Guen dans le cadre d’un emploi partagé. Depuis la création de la commune nouvelle de Guerlédan en janvier dernier, j’ai accédé à de nouvelles fonctions en tant de responsable administrative. J’encadre l’état-civil, l’urbanisme, la comptabilité, les élections, les ressources humaines. Mais je garde mon mi-temps au Quillio. Je souhaitais poursuivre ce temps partagé car il est très riche en projets et rencontres. Mais gérer ces deux postes représente une gymnastique intellectuelle et nécessite beaucoup d’anticipation et d’organisation.
. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?
M.V : Il doit bien sûr satisfaire l'intérêt général mais surtout les besoins d'une population territorialisée. C’est à dire s’adapter aux besoins spécifiques d'une population notamment caractérisée par son contexte local. En ce sens, l'enjeu du service public est de muter et d'évoluer par anticipation des besoins locaux.
Les projets portés par les communes de Guerlédan et le Quillio valorisent principalement une revitalisation des centres bourgs avec, pour Le Quillio, un aménagement paysager d’un terrain communal en centre bourg, l’ouverture à l’urbanisation d’espaces non urbanisés et situés en zone urbaine par la création de lots à bâtir.
A Guerlédan, cette revitalisation des centres bourgs (j’utilise volontairement le terme au pluriel car cette revitalisation concerne le site de Mûr-de-Bretagne mais également Saint-Guen) est portée par des projets structurants tels que la finalisation de l’aménagement des halles sur Mûr à destination des acteurs économiques locaux, l’aménagement d’un terrain multisports sur St-Guen, le développement de l’habitat social en lien avec l’intercommunalité, la création d’une maison de l’enfance.
L’objectif majeur dans ces différents projets est la création, la valorisation du lien social et l’optimisation de la qualité de vie de la population.
Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?
M.V : J’attends du Centre de gestion un appui technique et juridique. C’est presque automatique pour moi d’aller consulter le site du CDG. En effet, il est très appréciable, par exemple dans le cadre d’une transposition réglementaire dans nos procédures internes, de pouvoir trouver appui auprès du Centre de gestion par la diffusion des notes d’information, guides et fiches procédures favorisant une information condensée et sûre juridiquement nous permettant ainsi d’être plus vite opérationnels dans nos collectivités. Bien sûr, dans ce cadre, je contacte très régulièrement le service juridique. Les personnes apportent toujours des réponses circonstanciées, claires et précises. C’est vraiment précieux et rassurant.
Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?
M.V : L’expérience qui me vient très vite à l’esprit est l’accompagnement par le Service études et organisation dont nous avons pu bénéficier dans le cadre de la création de la commune nouvelle de Guerlédan. Cette réflexion a porté principalement sur le fonctionnement administratif de la nouvelle entité, avec la réécriture de l’organigramme et des fiches de poste. Cet accompagnement a été à la fois primordial, car il nous a permis de prendre du recul sur nos pratiques professionnelles grâce à un regard extérieur, et rassurant puisqu’il a valorisé une communication ascendante et descendante entre élus et agents.
Cette expérience m’a doublement marqué puisqu’elle a impacté l’organisation de la collectivité dans laquelle je travaille mais elle a également redéfini totalement mes missions en tant qu’agent territorial.
Et bien évidemment, mon autre expérience marquante avec le Centre de Gestion est qu’il est mon employeur. D’abord avec les missions temporaires pendant deux ans et depuis quelques années, avec le service en emplois partagés. Pour moi, c’est plus simple d’avoir un seul employeur en travaillant dans deux communes différentes. Mais c’est aussi, humainement très positif et satisfaisant.
. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?
M.V : « les grands voyages commencent toujours par un premier pas ».