Portrait de Magali LEON – Communes de Le Faouët et de Lanleff

Publié le 30/10/17 - Mis à jour le 13/01/22

Aujourd’hui Secrétaire de mairie à temps partagé entre les communes de Le Faouët et de Lanleff, Magali Léon n'a pas emprunté un itinéraire direct pour devenir fonctionnaire. Après s’être réorientée professionnellement, elle a suivi un parcours de formation très complet qui l’a mené au poste qu’elle occupe aujourd’hui.

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir fonctionnaire territoriale ?

M.L : Après avoir exercé le métier d’aide-soignante pendant 12 ans, j’ai dû me reconvertir suite à un problème de santé. J’ai suivi la formation de secrétaire assistante à l’AFPA que j’ai ensuite prolongé par un BTS assistante de gestion en alternance au CFA pendant deux ans. Au même moment (septembre 2014), le Centre de Gestion a publié une annonce pour un poste d’apprenti, en tant qu’assistant administratif pour les services handicap et prévention et j’ai été retenue. Après avoir obtenu mon BTS, j’ai poursuivi avec la formation Métiers Administratifs Territoriaux de septembre à décembre 2016. J’ai ensuite effectué plusieurs missions de remplacement avec les Missions temporaires puis, en juin 2017, j’ai été recrutée en tant que Secrétaire de mairie, sur un poste partagé entre les communes de Le Faouët et de Lanleff.

Je peux dire que mes expériences en tant qu’apprentie, stagiaire MAT et remplaçante en collectivités m’ont amené à devenir fonctionnaire territoriale. Un vrai choix au final !

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

M.L : Je travaille dans des petites mairies et pour moi, le service public local, c’est la proximité avec la population, les réponses à de multiples problématiques du quotidien. Par exemple, je peux être amenée à aider des personnes peu à l’aise avec internet et la dématérialisation des procédures, donner des renseignements sur des démarches administratives comme où faire une carte d'identité ou un permis de conduire, etc. Dans la majorité des cas, une réponse est apportée. Les élus des deux communes où je travaille sont très présents. Ils sont en contact direct avec les administrés eux-aussi.

L’un des projets important au Faouët est la création d’une maison des services pour les professionnels de santé. Lancé en 2015, ce projet devrait voir le jour d’ici un an environ. La commune prévoit également l’effacement des réseaux et l’entretien de la voirie.

A Lanleff, un projet de réaménagement et de mise en sécurité du bourg vient d’être lancé. Il permettra de mieux accueillir la population mais aussi les quelques 7 000 touristes qui viennent visiter le Temple chaque année.

Nous avons par ailleurs lancé une mission d’archivage (création pour l’une et mise à jour pour l’autre) des documents communaux assuré par le Centre de Gestion. C’est aussi un projet d’importance pour nos deux collectivités.

Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

M.L : Très régulièrement, j’appelle ou je contacte par messagerie les différents services, comme par exemple l’assistance informatique sur des problématiques de fonctionnement des logiciels métiers (paye, etc.). J’ai pu bénéficier d’une formation mais j’ai encore parfois besoin d’aide. Je sollicite également souvent le service juridique non statutaire. Les derniers sujets traités : des questions d’Etat-civil, des précisions sur les frais de fonctionnement des écoles mais aussi la destruction d’un nid de frelons. Enfin, le service droit des sols m’a apporté ses compétences sur des reprises de concessions de cimetières et sur l’élaboration d’un règlement de limites de terrains privé-commune.

Le Centre de Gestion m’apporte un retour très concret sur mes questionnements au quotidien. Je n’hésite pas à solliciter les services, d’autant plus que comme toutes les Secrétaires de mairie de petites communes, je dois jongler avec les règlements et actes de la vie communale.

Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

M.L : Bien évidemment, je tiens à revenir sur mon expérience d’apprentie au Centre de Gestion.  C’était un challenge pour moi de reprendre mes études et je ne savais pas si je pourrais aller au bout de mon BTS. Cette expérience m’a permis de découvrir la fonction publique territoriale. J’intervenais dans deux services très particuliers dans le domaine de la santé au travail. Venant du privé, j’ai pu comparer avec ce que j’avais vécu. Si vous êtes déclaré inapte aux tâches que vous effectuez dans votre métier, vous êtes souvent licencié. Dans le public, même si le changement de poste n’est pas toujours possible, l’agent peut bénéficier d’un accompagnement réel et le traitement de ces problématiques est plus humain. Lors de mon apprentissage, j’ai pu découvrir des missions très variées et j’ai mené mon projet de fin d’études au service handicap : l’adaptation d’un logiciel pour assurer le suivi des situations gérées par le service. J’ai été bien accompagnée et soutenue par les collègues. Ma réorientation professionnelle, dans le cadre d’un apprentissage, a vraiment été réussie. Cette belle expérience fut riche d’apprentissage et de relations humaines.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

M.L : « Qui ne tente rien n’a rien ». Si je n’avais pas persévéré, je n’aurai pas eu ce poste. J’ai eu la possibilité et la capacité de retourner une situation difficile au départ en ma faveur. C’est une grande satisfaction pour moi.


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion. Cette rubrique paraît tous les 15 jours.