Portrait de Patrick HUET – Maire de la commune de l'île de Bréhat

Publié le 13/11/17 - Mis à jour le 13/01/22

La défense de l’île de Bréhat et de son patrimoine naturel est une vraie passion pour son Maire Patrick Huet. Permettre le vivre ensemble sur ce petit territoire de 309 hectares est un engagement de tous les jours pour lui.

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir élu local ?

P.H : C’est un peu le hasard mais surtout un fort attachement à l'île de Bréhat. Ma famille y vient passer des vacances depuis les années 1880 et j’y ai moi-même passé toute mon enfance. Mon installation professionnelle à Saint-Brieuc a également été dictée par mon souhait d’être proche d’une gare TGV et ... de Bréhat, où j’avais une maison secondaire. Je suis devenu conseiller municipal en 2006 et lorsque le maire de l’époque m’a sollicité en 2008 pour conduire la liste après lui, j’ai accepté avec honneur et sérieux. J’ai alors fait le choix de résider à Bréhat en permanence. Mon engagement s’appuie sur deux motivations : la préservation de l’environnement exceptionnel de l’île mais aussi, la possibilité de permettre à la population de vivre tout au long de l’année sur ce territoire un peu particulier.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

P.H : C’est une présence forte auprès de la population. Notre volonté est d’aider les Bréhatins à vivre sur l’île tout au long de leur vie et de leur offrir les équipements adaptés. Par exemple, nous avons mis en place un service de transport gratuit pour permettre aux personnes âgées de faire leurs courses sur l’île. Pour l’assurer, nous avons acquis un véhicule électrique, équipé pour les personnes à mobilité réduite. Nous avons une caserne des pompiers, une école, etc. 400 personnes vivent à Bréhat à l’année. Bien entendu, comme nous sommes sur une île, l’approche des services est particulière.

C’est aussi le cas pour tous les projets que nous menons. Parmi ceux-ci, nous allons revoir notre système d’assainissement collectif en raccordant 5 nouveaux secteurs très sensibles, car situés en bord de mer, à la station d’épuration par filtration. Nous menons également un projet d’amélioration du traitement des ordures ménagères. Celui-ci devra tenir compte des problématiques de circulation spécifique, trouver un nouveau lieu de traitement en s’appuyant également sur une nouvelle structure portuaire réservée aux marchandises. Les études sont en cours. Pour permettre l’accueil de nouvelles familles, nous construisons 4 nouvelles maisons. Et nous travaillons également à favoriser une agriculture de niche ou micro-agriculture pour maintenir une activité économique sur l’île.

Nous avons aussi des projets avec l’association des îles du Ponant, qui regroupe les communes insulaires de la Manche et de l’Atlantique. Nous partageons nos problèmes particuliers d’iliens mais sur des territoires différents. Ainsi Bréhat est l’île qui a les chemins les plus étroits et l’une de celles qui n’autorise quasiment aucun véhicule à y circuler. C’est un de nos engagements.

Bréhat est l’une des dernières communes isolées de la République (c’est-à-dire qu’elle n’appartient à aucune intercommunalité) car je tiens à garder son caractère insulaire et singulier mais je ne suis pas contre les mutualisations ...

Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

P.H : Je dirais : tout ! Pour permettre le fonctionnement d’une petite commune comme la nôtre, son assistance est fondamentale. C’est une aide extrêmement précieuse et un partenaire essentiel pour nous aider au quotidien. Nous avons recours très régulièrement à plusieurs services. Parmi ceux-ci, les missions temporaires pour l’été bien évidemment mais aussi pour les remplacements de l’année, les services juridiques, statutaire sur toutes les questions liées à la gestion du personnel et non statutaire sur la partie marchés publics, au service formations. Nous confions l’élaboration de nos paies au service des paies à façon.

Face à la carence des services de l’Etat qui, progressivement, se désengagent de notre fonctionnement quotidien, le rôle du Centre de Gestion est pour nous essentiel. J’en suis très satisfait.

Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

P.H : Oui pour le recrutement du personnel. Ce n’est pas un de mes points forts et j’ai eu besoin d’un appui sur ce sujet. Le Centre de Gestion est ainsi intervenu plusieurs fois : aide à la rédaction de l’offre d’emploi, dépouillement des candidatures et aide à la sélection, participation au jury de recrutement. Par exemple, dans le cas de l’embauche de notre responsable des services techniques, l’assistance du Centre de Gestion m’a permis de prendre du recul. Je sais que je peux m’adresser à cette mission car elle m’apporte une compétence complémentaire.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

P.H : C’est une citation latine : « Dura lex, sed lex ». C’est-à-dire : « la loi est dure, mais c'est la loi ». Il faut appliquer la loi, mais avec égalité et équité. En tant que Maire, il n’est pas toujours facile de dire non à ses administrés. Mais il faut que tout le monde soit traité de la même manière. Aussi, j’essaie de privilégier l’écoute et l’humanité dans le traitement des demandes.


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion. Cette rubrique paraît tous les 15 jours.