La publication du rapport annuel du Défenseur des Droits, intervenue ce 11 avril, constitue un moment important du fonctionnement des institutions démocratiques de notre pays.
Le rapport 2017, dû à la plume de Jacques Toubon ne déroge pas à la règle, en pointant les situations parfois ubuesques auxquelles sont confrontées nos concitoyens dans leurs relations avec l’administration et pour le respect de leurs droits.
Cette année, c’est le chapitre consacré au « recul de l’accueil dans les services publics à l’heure de la dématérialisation » (pages 53 et suivantes) qui doit attirer notre attention », et en particulier cette recommandation de bon sens : « Les problèmes d’accès à l’information, de coordination et de mauvais fonctionnement des services informatiques mis en place soulignent à quel point il est nécessaire de conserver des lieux d’accueil physique sur l’ensemble du territoire et de veiller, à chaque fois qu’une procédure est dématérialisée, à ce qu’une voie alternative -papier, téléphonique ou humaine- soit toujours proposée en parallèle. Le maintien d’une pluralité de moyens d’accès aux services publics pourrait être financé par les économies générées par la dématérialisation des services publics. »