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Portrait d'Yvanne Tosser – Secrétaire générale de la Mairie de Maël-Carhaix

Publié le 10/08/18 - Mis à jour le 13/01/22

Depuis 5 ans, Yvanne Tosser est Secrétaire générale de la Mairie de Maël Carhaix. Originaire du centre Bretagne, elle mène ses missions avec enthousiasme et cherche toujours des solutions pour les personnes qui sollicitent les services municipaux. Elle se sent comme une passeuse de relais, au service de sa ville.

. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir fonctionnaire territoriale ?

Y.T : Je suis un peu tombée dans la marmite toute petite... (en effet, elle est née juste à côté de la mairie d'une petite ville voisine). Cétait donc tout naturel pour moi de m'engager dans cette voie. Lors de ma maîtrise de droit, j'ai effectué quelques remplacements pour le service des missions temporaires du Centre de Gestion, souvent à l'accueil de mairies. J'y ai apprécié le contact avec les gens et la polyvalence des missions. Ensuite, j'ai été embauchée par la Mairie de Maël-Carhaix comme adjointe de la secrétaire générale en vue de son départ à la retraite. Elle avait une vision précise de ses fonctions (elle a travaillé à la Mairie de 1976 à 2013), elle s'investissait pour sa boutique, comme elle disait.  Elle m'a transmis tout son savoir-faire. J'ai passé le concours de rédacteur que j'ai obtenu et j'ai été titularisée dans la foulée. Je suis secrétaire générale de la Mairie de Maël-Carhaix depuis 2013. Le fait de travailler sur le territoire dont je suis originaire m'a attirée. Je m'y sens utile, je vois l'incidence de mes actions et de celles de l'équipe municipale dans la ville au quotidien.

Aujourd'hui, je suis également secrétaire du syndicat des eaux du Kreiz Breizh. Nous partageons cette fonction à trois secrétaires de mairie. Je jongle donc avec ces deux casquettes. Cette organisation me convient tout à fait car j'aime varier les sujets sur lesquels j'interviens. Cette polyvalence est intéressante à tous points de vue, ça m'aide à bien comprendre la manière dont fonctionnent les choses.

. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?

Y.T :  Pour moi, c'est satisfaire la population, faire les choses dans leur intérêt. Maël-Carhaix est une commune dynamique, un pôle d'attraction. Sur un territoire rural comme le notre, nous travaillons en intelligence partagée. Nous organisons des achats groupés, comme par exemple pour la voirie. Ces mutualisations se font assez naturellement car tout le monde est gagnant. Pour garder la population sur nos territoires, nous devons faire preuve de dynamisme et d'imagination. La municipalité fait en sorte de maintenir le maximum de services sur place. Par exemple, la commune a rénové des locaux pour la création d'un cabinet médical, qu'elle loue à des médecins. Ils sont maintenant 5 à y travailler. La commune a par ailleurs fait le choix de soutenir le service d'incendie et de secours, en recrutant des agents qui interviennent en tant que pompier volontaire. C'est un gage de continuité du service public.

La commune a réalisé récemment un complexe garderie/cantine et réaménagé les vestiaires de la salle de sports. Ces projets, lourds et importants, ont pu être effectués plus facilement grâce au leg important d'une personne reconnaissante envers la commune, exilée à Nouméa. Celui-ci a donné environ 2 Millions d'euros, sous conditions d'utilisations en faveur des personnes âgées et des enfants des écoles de la ville. Un généreux donateur pour la population, auxquel nous sommes très reconnaissants.

Concernant les nouveaux projets, ceux-ci vont porter sur la sécurisation des trois entrées de ville. Nous sommes à la croisée de deux départementales, ce qui est potentiellement dangereux. Nous réaliserons en même temps l'effacement et le réaménagement des réseaux. Nous travaillons également actuellement avec le Centre de Gestion sur le réglement et le réaménagement du cimetière. Celui-ci était devenu exigu et souffrait d'un manque d'inventaire auxquel nous allons pallier.

. Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?

Y.T :  Le Centre de Gestion est un interlocuteur privilégié et je dirais, dans certains cas, indispensable ! J'y vais les yeux fermés : carrières, informatique, marchés publics, réglementations diverses, prévention, cimetières, etc. Le Centre de Gestion, c'est le couteau suisse des collectivités. Je sais que si je frappe à une porte, je vais trouver une réponse. Réactivité, dynamisme, ça se passe toujours bien avec nos interlocuteurs des services. Dans les communes, nous n'avons pas toujours connaissance de tout ce qui doit être fait, notamment au regard des obligations réglementaires des nombreux secteurs d'activités que l'on gère. Le Centre de Gestion anticipe les problématiques que nous allons être obligés de prendre en compte. Il nous aide et nous soutient. Par exemple, dans le cadre de la mise en place du Délégué à la Protection des Données, le Centre de Gestion nous apporte une solution. Sur la mise en place du diagnostic accessibilité ou du Document unique hygiène et sécurité, cela a été la même chose. Cela nous simplifie vraiment la vie. J'ai vu des collègues d'autres mairies ne pas adhérer à ces dispositifs et ils ont eu du mal à mettre en oeuvre. Les réunions d'information, notamment dans les territoires, nous permettent également d'avoir les bonnes infos. Les dernières, organisées courant juin, m'ont alerté sur de nouvelles problématiques. C'est un vrai plus pour moi.

. Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?

Y.T : Oui je dirai l'aide au recrutement. Ca a été très rassurant d'avoir recours à ce service pour moi, fraîchement en poste à l'époque. C'est une énorme responsabilité de recruter un agent, surtout lorsque l'on sait qu'il va sûrement rester en poste pendant des années. Encore plus peut être dans une petite commune, comme Maël-Carhaix, où nous sommes 12 agents. Si c'est un mauvaix choix, il faut l'assumer ensuite. Avoir recours au Centre de Gestion m'a permis de bénéficier d'un oeïl extérieur et neuf, de prendre du recul. Nous avons fait ensemble le tri des candidatures ainsi que l'entretien. Les questions allaient dans le bon sens, il avait bien compris la problématique de la commune. Si j'avais eu à faire ce recrutement seule, surtout en début de carrière, ça aurait vraiment été compliqué pour moi. 

Une autre expérience marquante est ma participation, en tant que commune pilote, à la mise en place de la GED (Gestion Electronique de Documents) des carrières. Dans ce cadre, le groupe de collectivités teste un nouvel outil informatique. C'est un juste retour des choses : on se rend utile aux services du Centre de Gestion, qui nous sont utiles habituellement. Ces nouveaux outils en construction vont ensuite servir à tous.

. Pour conclure, à titre professionnel, avez-vous une citation ou une phrase préférée ?

Y.T :  Quand je mène les entretiens annuels d'évaluation, je dis à mes collègues :"l'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne". Il ne faut pas avoir peur d'évoluer. Je deteste lorsque l'on me dit "on a toujours fait comme ça...". Par exemple, pour éviter le recours aux produits phytosanitaires, il faut bien trouver des solutions. Nous devons toujours garder à l'esprit les perspectives d'amélioration.

J'aimerai également ajouter une autre citation. L'ancienne secrétaire de mairie me disait souvent "tu as le droit de ne pas savoir mais tu n'as pas le droit de ne pas chercher à savoir". Je ne savais presque rien du métier de secrétaire de mairie en arrivant et j'ai tout appris. C'est un principe d'éducation, il faut apprendre à chercher. Nous ne sommes que des relais, des maillons d'une chaine, qui participons à l'amélioration du bien des autres.


Mieux connaître les élus locaux et agents territoriaux, voici le fil conducteur de cette nouvelle rubrique de notre portail internet. Ces portraits ont vocation à mettre en valeur les acteurs des territoires mais aussi à valoriser des expériences menées avec les services du Centre de Gestion.
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