Portrait de Valérie Botrel – Adjointe au Maire de la commune de Broons
Une implication importante dans le milieu associatif et l’envie d’agir pour le bien commun ont été les éléments déclencheurs de l’engagement politique de Valérie Botrel. Aujourd’hui Adjointe au Maire chargée des affaires sociales, elle revient sur le quotidien et les projets d’une élue de terrain.
. Qu’est-ce qui vous a amené à devenir élue locale ?
V.B : J’étais déjà très engagée dans la vie associative locale. C’est important à mon sens et c’est ce que j’essaie également de transmettre à mes enfants. Etre élue locale est une autre forme d’engagement.
J’ai été élue conseillère municipale en 2008. Avant de me décider à rejoindre l’équipe, mon questionnement a été : vais-je réussir à concilier cette nouvelle activité avec ma vie professionnelle et ma vie de famille ? Et sincèrement, impliquée lors de ce premier mandat dans deux commissions municipales, ce temps est tout à fait gérable.
Puis, le second mandat, à partir de 2014, s’est engagé dans la continuité du précédent. Nous sommes une équipe sympathique et active. Et quand le Maire m’a proposé de m’investir de manière plus importante en tant que Maire Adjointe chargée des affaires sociales, les choses se sont faites tout naturellement. C’est un domaine d’intervention qui me parle. En tant que vice-présidente du CCAS, j'ai principalement le suivi de l'EHPAD Michel Lamarche comme mission. Il y a bien sûr les séances du conseil d’administration à organiser avec la directrice, Béatrice Herment, mais également le suivi régulier de l’établissement. C’est très concret et c’est ce qui me plait dans cette fonction. J’apporte mon œil extérieur. Le CCAS assure également d’autres missions telles que la location de 12 logements individuels à loyer modéré ou les distributions de la banque alimentaire. Nous relayons également des dispositifs d’aide nationaux comme par exemple, l’isolation des combles des maisons pour 1 € avec le Pacte Energie Solidarité ou la mutuelle communale qui est une complémentaire santé proposée aux habitants d’une même ville à un coût très intéressant. Ces dispositifs sont méconnus et méritent d’être relayés au niveau local.
. Quelle est votre vision du service public local et les projets importants à échéance deux-trois ans ?
V.B : Pour moi, c’est avant tout de proposer le maximum de services de proximité pour aider les habitants dans leur quotidien. La municipalité a défendu les agences locales de services publics telles que La Poste ou le Trésor Public et elles sont restées. En 2017, une maison des services publics a été installée dans les locaux de La Poste. Elle propose des permanences de Pôle emploi, de la CAF, de la CPAM, de la MSA. C’est une initiative intéressante. Pour une commune comme Broons, cela permet aux habitants de garder un contact local avec ces services et de ne pas vivre dans le tout dématérialisé.
En termes de projets, l’année sera chargée pour l’EHPAD. Il y a tout d’abord, le gros dossier du passage au CPOM (Contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens). Cette réforme tarifaire va progressivement se substituer aux actuelles conventions tripartites pluriannuelles des EHPAD. Dans le courant du second semestre, nous allons agrandir l’établissement afin de créer un Pôle d’Activité et de Soins Adaptés (PASA) qui permet d'accueillir, dans la journée, les résidents de l'EHPAD ayant des troubles du comportement modérés. En gardant le même nombre de lits, nous allons améliorer les conditions d’accueil en aménageant au rez-de-chaussée une grande pièce modulable pour manger, cuisiner et organiser des ateliers. Au premier étage, un salon de coiffure et d’esthétique va être créé et nous allons aménager un espace pour recevoir les familles. Le jardin sera également adapté aux personnes à mobilité plus réduite début 2019. Nous travaillons avec une architecte qui a imaginé des coins senteur, toucher, santé. L’objectif est de créer un jardin multigénérationnel où résidents et familles puissent se retrouver.
. Qu’attendez-vous d’un établissement ressources comme le Centre de Gestion ?
V.B : Un rôle d’aide et de conseils. Nous avons sollicité le service juridique récemment sur des questions de recrutement d’un agent. Nous avons vu ensemble les modalités, vérifié que la réglementation est bien respectée, etc. Ces conseils juridiques et réglementaires sont pour nous indispensables. Dans le cadre de l’EHPAD, nous avons également recours au service des missions temporaires pour les remplacements d’agents absents. Je participe au réseau EHPAD du Centre de Gestion ainsi que la directrice. J’apprécie également les réunions à destination des élus qui nous tiennent informés sur des thématiques particulières telles que le RIFSEEP par exemple.
. Avez-vous eu une expérience marquante avec les services du Centre de Gestion ?
V.B : A titre personnel, j’ai été juré lors des épreuves orales au concours d’auxiliaire de soins. Le service concours et emplois du Centre de Gestion m’a contacté et j’ai participé à une journée. Nous étions par groupes de trois jurés. Le mien était composé d’un élu, un fonctionnaire directeur d’EHPAD et une retraitée d’une école d’infirmière. Nous avons suivi une grille préétablie pour évaluer les compétences des candidats. A la fin de chaque entretien, nous mettions en commun nos évaluations et nous ajustions au besoin les entretiens suivants. A la mi-journée, les moyennes des différents jurys étaient évaluées. Au final, une douzaine de candidats ont été reçus. Cette expérience a été enrichissante et je serai prête à la renouveler. Les supports et la méthodologie m’ont depuis servis pour faire passer des entretiens de recrutement dans l’EHPAD. Cela m’a permis de croiser les pratiques.












